Le pape François, qui ne se mêle pas de politique, lance un appel pour l’abolition de la peine de mort

Lors de sa conférence de presse dans l’avion qui le ramenait de Mexico, François, à la question d’un journaliste sur sa position dans le débat italien sur les unions civiles avait répondu, que « le pape ne se met pas dans la politique concrète d’un pays ». Voilà un sujet pourtant éminemment anthropologique et civilisationnel qui, en toute logique, devrait concerner le Souverain Pontife. Sur lequel il devrait porter un jugement public et ferme appuyé sur la doctrine immuable de l’Église catholique. Mais voilà, c’est également un sujet éminemment médiatique, soumis aux fortes pressions des lobbies de la bien-pensance mus, peut-être, par une philanthropie dévoyée et, pour sûr, par des intelligences décadentes. Ce pape a le chic, il faut le dire, pour esquiver de donner des réponses claires et définitive à ces questions morales.

Cependant dimanche 21 février 2016, à l’issue de l’Angélus, le pape a lancé un appel pour l’abolition de la peine de mort. « Les sociétés modernes ont la possibilité de réprimer efficacement les crimes sans ôter définitivement la possibilité de se racheter à ceux qui les ont commis» a-t-il expliqué en souhaitant par ailleurs qu’en cette année jubilaire aucune peine capitale ne soit exécutée. Il s’est notamment adressé aux dirigeants politiques, particulièrement catholiques. Et il a rappelé la tenue d’un congrès organisé à Rome le lundi 22 février 2016 sur le sujet par la communauté Saint’Egidio, communauté connu pour son relativisme et sa folie interreligieuse.

Unions civiles, no comment car c’est se mêler de la politique des États. Peine de mort, annonce publique et médiatique du pontife lui-même pour en demander l’abolition. La peine de mort n’est-elle pas du ressort législatif des États ? Ne concerne-t-elle pas, dans les pays de civilisation chrétienne tout au moins, une politique répressive et un moyen pour lutter contre la criminalité tout en y associant une valeur expiatoire pour le condamné? Sans vouloir entrer dans le débat pour ou contre, discussion théologique tout autant que politique et civilisationnelle, on peut se demander pourquoi le pape François refuse de se mêler de la loi sur le mariage homosexuel et prend une position personnelle sur la loi concernant la peine de mort. En effet, le Magistère de l’Église catholique n’a jamais prôné la suppression de la peine capitale. Et a toujours condamné l’homosexualité.

Il faut admettre qu’être contre la peine de mort et tolérant envers les déviances sexuelles vécues au nom du sacro-saint amour pour tous est très bien vu par la société moderne actuelle, domestiquée par la police de la pensée. Être pour la peine de mort et contre les perversions sexuelles, en revanche, c’est détestable, épouvantable, un crime noir, odieux contre l’amour inviolable et le tueur respectable. Crime qui mérite donc, sans appel, le lynchage et la mort médiatiques, pour tout homme illustre à l’aura mondiale. 

François, pape de gauche, bien-pensant et superstar populaire et révolutionnaire, aimé plus par les athées et les gauchistes patentés que par les cathos libéraux-conservateurs et bourgeois,  aime aller dans le sens du vent, toujours!  Au détriment de l’enseignement catholique. Sans honte et sans vergogne.

Quant à la peine de mort, elle existe toujours pour la victime.

Francesca de Villasmundo

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