Vatican : la métamorphose de l’Académie pour la vie

Fresque qualifiée de homoérotique au fond du chœur de la cathédrale de Terni (Italie)

Nous avons déjà mentionnée la nuisance de Mgr Vincenzo Paglia, archevêque de Terni en Italie qui, l’été dernier a été nommé par le pape Bergoglio à la tête de l’Académie pour la vie. Depuis il y a du nouveau.

La justice italienne vient de mettre en examen le président du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Vincenzo Paglia, pour une série de délits effectués dans son ancien diocèse de Terni : « Association de malfaiteurs, entrave à l’enquête, fraude contre la ville de Narni -ville d’Ombrie, en Italie centrale-, exercice abusif du crédit et détournement de fonds » (La Croix du 27 mai). Entre autres, il a mis son diocèse en faillite en deux ans par ses dépenses inconsidérées ; notamment il a fait peindre par un ami gauchiste une gigantesque fresque qualifiée de homoérotique au fond du chœur de la cathédrale de Terni (Italie) dont il a été l’évêque. Au haut et au centre, le Christ en gloire dont on voit les parties intimes à peine dissimulées. On découvre des enchevêtrements de corps dont la position ne laisse guère d’illusion sur leur caractère homosexuel. Pas étonnant dans la mesure où « l’artiste »  de cette fresque, un dénommé Ricardo Cinalli, est un homosexuel argentin spécialisé dans les nus.  Paglia est ami de personnalités de gauche et il défend en public l’homosexualité et même le mariage gay. De plus il s’est positionné contre toutes les encycliques papales défendant la vie.

La grande épuration

C’est un tel homme qui est à la tête de l’Académie de la vie et qui en a viré les 132 membres titulaires le 31 décembre dernier, histoire sans doute de préparer le Nouvel An. Le 13 juin dernier il a publié une première liste des nouveaux membres. Il y en a 45 avec 5 en plus « ad honorem ». Parmi ces derniers on trouve le nom de Birth Lejeune, l’épouse du président fondateur Jérôme Lejeune et celui de Mgr Caffarra signataire du texte des quatre cardinaux ayant eu le courage de demander au pape par lettre, des éclaircissements sur son texte Amoris Laetitia concernant les divorcés-remariés. Bien sûr, parmi d’autres, ces deux personnes sont ainsi mises au placard par le bergolien Paglia.

Parmi les autres « liquidés » il y a le Belge Mgr Shooyans ancien représentant du Vatican à l’ONU : en 1999, il a fait l’exploit de coordonner les représentants de nombreux pays afin de rejeter les textes visant à légaliser sur le plan mondial l’avortement (qui ne l’est toujours pas à ce jour). Très ami de Jean-Paul II, il aussi dénoncé récemment la conspiration contre l’Eglise comme ayant des appuis au sein même du Vatican. Ceci à propos du fameux synode sur le mariage. Mais surtout le cardinal hollandais Jacobus Eijk, docteur en médecine et en chirurgie, chercheur en bioéthique médicale, chercheur en philosophie, auteur d’une thèse sur l’ingénierie génétique et ayant enseigné la théologie morale pendant de nombreuses années. Il était aussi signataire du fameux texte des quatre cardinaux. Il avait été annoncé comme promu, mais finalement son nom n’apparaît pas sur la liste des rescapés de la purge anticatholique. Celle-ci culmine avec les noms de personnages n’ayant rien à voir avec le catholicisme.

Une liste qui n’est pas au point

La liste en question s’allonge progressivement mais à ce jour elle reste officieuse car toujours en cours de constitution. Le pape s’impatiente car il a vérifié le curriculum vitae de chaque personnalité putativement promue. Ce filtre n’a pas plu du tout à Mgr Paglia qui traîne des pieds. D’ailleurs il n’a toujours pas été élu statutairement par le conseil de direction, alors qu’il a déjà révélé sa liste d’épuration. Les activités ont donc été reportées. Une conférence sur le respect de la vie a été reportée fin novembre. Le thème a été remplacé. La World Medical Association est invité à exposer ses arguments en faveur de l’euthanasie que Paglia approuve en partie. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi et l’ex-Conseil Pontifical pour les Services de Santé ne sont au courant de rien.

En attendant Mgr Paglia se sert du nom de l’Académie pour faire des conférences, séminaires, rencontres et forums de discussion à propos de son livre « Mort, ma soeur !» (Sorella morte). Il y raconte entre autres sa collaboration avec le groupe progressiste de Sant’ Egidio.

Notons enfin que le pape a déclaré que les nouveaux membres n’étaient nullement tenus à signer une déclaration selon laquelle ils devaient respecter la doctrine de l’Eglise et tenus à la défendre. Celle-ci remplaçait le serment élaboré par le Pr Lejeune. Celui-ci doit se retourner dans sa tombe.

Jean-Pierre Dickès

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