Voyage du pape en Égypte : le grand Imam d’Al Azhar invite le patriarche Bartolomé de Constantinople à participer à la conférence sur la paix

Le voyage du pape François en Égypte fin avril s’enrichit d’une nouvelle surprise œcuménique et inter-religieuse étonnante. Le patriarche de Constantinople Bartolomé Ier vient d’annoncer qu’il sera présent dans le pays des pharaons au côté du pape François, hôtes tous les deux du Grand Imam de la mosquée Al Azhar, également la grande université sunnite d’Égypte.

Le grand Imam Ahmed Mohamed el-Tayyib, personnalité musulmane gratifiée depuis des mois de l’attention fraternelle du pontife argentin, est devenu le grand manitou mahométan d’une Conférence internationale sur la paix organisée conjointement à la visite de François les 28 et 29 avril prochains. Mohamed el-Tayyib a décidé, pour marquer l’unité des confessions chrétiennes et le rapprochement entre elles et l’islam sunnite dans leur lutte commune contre les « extrémismes » religieux, d’y convier également le patriarche orthodoxe de Constantinople. Afin que tout ce joli monde entoure fraternellement le Pape de l’Église copte Tawadros, dont la communauté vient d’être frappée par des attentats islamistes meurtriers.

Pour une fois ce n’est pas le Vatican qui a pris la décision d’organiser cette énième conférence internationale et inter-religieuse sur la paix mais en a laissé l’initiative à l’imam égyptien. Le Saint-Siège a cependant joué sa partition dans cette organisation. Promoteur éminent de tels événements depuis la première rencontre œcuménique d’Assise, il a dispensé à l’université sunnite et au grand imam l’aide du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux et a promis l’intervention du pape François.

Le fait que cette fois-ci ce soit un imam aussi célèbre le maître de cérémonie de cette conférence sur la paix à laquelle participeront le pontife romain et le patriarche orthodoxe n’est pas anodin. La symbolique de ce geste est multiple, éminemment religieuse tout en étant apostate au possible. En tout premier, l’islam, ferment actuel de terreur en Occident et en Orient, se trouve ainsi affranchi de ses responsabilités et transmué en une religion de paix et d’amour, par la simple présence à Al Azhar du pape argentin si prisé des médias du système et du monde. Mais le signal primordial envoyé aux croyants de toutes les confessions religieuses, aux athées, aux païens, aux infidèles, aux incroyants, à l’humanité tout entière, est que les religions sont toutes louables, bonnes, pacifiques, que la vérité est multiple, que l’unité fraternelle et originelle vient par la rencontre et le dialogue inter-religieux, qu’aucune religion n’est plus vraie que la voisine, que tout est relatif à l’homme et à son sentiment religieux, et que tous les chefs spirituels se tiennent par la main…

Pour danser une ronde infernale au service d’un monde apostat qui rejette la pierre d’angle qu’est le Christ, le seul fondement stable de la paix mondiale.

Francesca de Villasmundo

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