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Sermon du RP Paul-Marie, ofm – Notre foi – Dimanche 7 avril 2024

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« Ce qui nous donne la victoire sur le monde, c’est notre foi ».

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mon Très Révérend Père, bien chers Frères, bien chers fidèles,

Comme chaque année, le premier dimanche après Pâques nous remet sous les yeux l’évangile de Thomas, de Thomas l’incrédule. Si je ne mets mon doigt à la place des clous, si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Les onze apôtres ont vu Notre-Seigneur, ils n’ont pas eu la berlue et ils le signalent à Saint Thomas, mais Saint Thomas reste fermé. Et combien de nos contemporains sont dans la même attitude, que l’on peut exprimer à travers cette parole bien célèbre : Je ne croirai que ce que je verrai, je veux voir pour croire.

La première chose que l’on peut répondre à cette proposition, c’est tout simplement qu’elle est absurde.

Absurde, parce que voir et croire sont deux choses différentes et incompatibles simultanément ; on ne peut pas voir et croire la même chose, en même temps et sous le même rapport. Ça irait de façon flagrante en opposition avec le principe de non-contradiction qui est le premier principe de la raison humaine. On ne peut pas soutenir une chose et sa contradictoire en même temps. Il en est de même pour la foi et l’évidence. Lorsque je connais par la foi, je connais non pas directement, comme si ça tombait sous mes sens, comme si je pouvais m’en rendre compte directement par mon intelligence, mais je le connais à travers un intermédiaire que l’on appelle un témoin. Ce témoin qui, lui, voit la chose, sait la chose et me la rapporte. Et comme je sais que je peux lui faire confiance, parce qu’il y a des signes qui montrent que je peux lui faire confiance, je lui donne ma foi. Mais à partir du moment où j’expérimente la chose, où j’en ai l’évidence, alors je perds la foi, pour ainsi dire, puisque ce n’est plus à travers un autre que je connais, mais directement.

Prenons un exemple tiré tout simplement de l’enfance. Toutes les premières années de sa vie, l’enfant vit dans la foi, la foi à ce que lui disent ses parents. Il y a beaucoup de choses qu’il ne comprend pas, beaucoup dont il n’a pas l’évidence. Et pourtant, s’il ne faisait pas confiance à ses parents, il ne pourrait pas faire grand-chose. Il se laisse donc guider par ses parents parce qu’ils en savent plus que lui, et qu’il sait très bien qu’ils n’ont pas envie de le tromper ni de lui faire du mal. Ainsi les parents diront à leur enfant : ne mets pas ta main dans le feu parce que ça brûle. L’enfant qui n’a jamais mis sa main dans le feu, ne le sait pas. Mais il le croit sur l’autorité de ses parents. Et si un jour il a un doute et qu’il met quand même sa main dans le feu, et bien il en aura l’évidence. Ah oui, ça brûle, ça brûle. Mais par le fait même qu’il en a l’évidence, il n’a plus besoin de le croire : il le sait.

Donc on ne peut pas à la fois croire et voir la même chose en même temps et sous le même rapport.

Ce que le bon Dieu nous demande, c’est la foi. Alors, vous pourriez me faire cette objection : nous avons pourtant entendu dans l’évangile cette parole de Notre-Seigneur à Saint Thomas : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Il a vu, donc il a cru… Comme l’expliquent les Pères de l’Église et Saint Thomas d’Aquin, ce que l’apôtre Saint Thomas a vu n’est pas la même chose que ce qu’il a cru. Qu’a-t-il vu ? L’humanité glorieuse du Christ, avec ses stigmates. Et qu’a-t-il cru ? Il a cru en sa divinité. Et il s’est écrié : Mon Seigneur et mon Dieu ! Oui, il a vu une chose et en a cru une autre. Il a cru ce qu’il ne pouvait pas voir. On ne peut pas voir Dieu, on ne peut pas connaître Dieu dans l’intime de son Être, cela dépasse nos forces naturelles. Il ne faut pas qu’on l’oublie. C’est Saint Jean qui nous le dit : Personne n’a jamais vu Dieu ; mais il ajoute : Le Fils unique qui est dans le sein du Père nous l’a révélé. Dieu a envoyé son Fils pour nous révéler sa nature, et c’est le grand mystère de la Sainte Trinité. Nous n’aurions jamais pu découvrir par la raison naturelle, nous n’aurions jamais pu connaître intimement Dieu, si Notre-Seigneur Lui-même ne nous l’avait révélé, c’est Lui qui nous a révélé qu’en Dieu il y a trois Personnes : le Père, le Fils, le Saint-Esprit. Jamais aucun homme n’aurait pu le découvrir par sa simple raison naturelle.

Nous devons donc croire sur le témoignage de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais qu’est-ce qui nous dit que Notre-Seigneur Jésus-Christ a autorité ? Qu’est-ce qui nous dit qu’il est un témoin fidèle ? Pourquoi ne pas croire plutôt Mahomet que Jésus-Christ, par exemple ? Il est vrai qu’il faut des signes, il faut des preuves. Mais que fait Notre-Seigneur tout au long de sa vie ? Il ne cesse de donner des preuves. Ces preuves, ce sont les miracles qui jalonnent les trois années de sa vie publique, toujours plus grands les uns que les autres, jusqu’à la résurrection de Lazare et jusqu’à sa propre Résurrection. Aussi Notre-Seigneur a-t-il pu dire aux Juifs incrédules : Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez à mes œuvres. Vous pouvez constater les miracles que je fais ; ces miracles, c’est le sceau de Dieu à l’enseignement que je vous donne. Parce qu’il y a ces miracles, parce qu’il y a ces preuves, non seulement vous pouvez, mais vous devez croire à mon enseignement. Et si vous le rejetez, vous commettez une faute morale, cette faute de l’incrédulité, de l’infidélité.

Un jour, Saint Jean Baptiste envoya ses disciples à Notre-Seigneur avec cette question : Êtes-vous Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? Et que répondit Notre-Seigneur : Allez rapporter à Jean ce que vous voyez et entendez, ce que vous constatez. Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent. Et bienheureux ceux qui ne se scandalisent pas à mon sujet, c’est-à-dire ceux qui ne rejettent pas la foi que je leur apporte. Oui, les vérités de la foi dépassent notre intelligence naturelle. Elles ne s’y opposent pas, mais elles la dépassent. En revanche, les miracles, on peut les constater : ils tombent sous nos sens, ce sont des faits sensibles que l’on peut constater par les sens et connaître par la raison. Notre-Seigneur en a donc fait un grand nombre.

Alors, qu’est-ce qui fait que beaucoup n’ont pas cru en lui ?

Eh bien, c’est cette attitude d’âme de ne pas vouloir croire, parce qu’on n’est pas bien disposé. C’est la mauvaise foi. Notre-Seigneur, un jour, répondit aux Juifs, qui lui demandaient des miracles encore et encore, alors qu’il en avait déjà fait beaucoup : Non, maintenant, vous en avez eu bien assez. Le seul que vous pourrez encore constater, c’est celui de ma Résurrection. Il leur dit : Génération perverse, vous réclamez des miracles, mais il ne vous sera pas donné d’autres signes que celui de Jonas. Jonas avait passé trois jours dans le ventre du poisson, dans l’Ancien Testament, avant d’en être rejeté le troisième jour. Il était une image de Notre-Seigneur, qui va passer trois jours au tombeau et en ressortir le troisième jour.

Ainsi, Il leur a annoncé sa Résurrection. Eh bien, même face au miracle de sa Résurrection, les Juifs vont rester endurcis, incrédules. En effet, que raconte Saint Matthieu dans son évangile ? Au moment de la Résurrection (ou Notre Seigneur était peut-être déjà ressuscité), un ange descendit du ciel, plein de lumière. Il y eut un tremblement de terre ; il roula la pierre du tombeau et s’assit dessus, et les gardiens en furent terrifiés, pétrifiés. Et que raconte ensuite Saint Matthieu ? Les gardiens se rendirent auprès des grands prêtres qui leur avaient demandé de garder le tombeau pour que personne ne vienne enlever Notre-Seigneur. Et que font alors les grands prêtres ? Leur grande crainte, c’est que la foi en la Résurrection se répande. Que font-ils donc ? Eh bien, ils sortent leur bourse. Ils leur donnent de l’argent en leur disant : Si l’on vous pose des questions, vous répondrez que les disciples sont venus l’enlever pendant la nuit, pendant que vous dormiez…  Saint Augustin, se moque un peu de ça. Il leur fait remarquer : mais, attendez, vous êtes en train de produire des témoins qui dormaient ? Ses disciples, disent-ils, sont venus enlever le corps pendant que nous dormions. Mais, si vous dormiez, comment avez-vous pu les voir ? Et, si vous les avez vus, pourquoi vous ne les avez-vous pas arrêtés ? Tout cela est contradictoire … Et pourtant c’est cette fable qui s’est répandue chez les Juifs, nous dit Saint Matthieu. Vous voyez comment la mauvaise volonté ferme à la foi, empêche de croire. Quand bien même le Christ aurait multiplié encore les miracles, ils ne se seraient pas rendus.

Un autre très beau passage de l’Évangile, au chapitre 9, de Saint Jean, c’est le miracle de l’aveugle-né que Notre-Seigneur guérit.

Les Juifs font tout une enquête pour essayer de constater s’il a bien été guéri ? Mais ils ne veulent pas reconnaître le miracle. Alors ils demandent à l’aveugle-né ce qui s’est passé, et l’aveugle leur dit : Est-ce que vous aussi vous voulez être de ses disciples ? Non, les Juifs, n’ont pas vraiment envie d’être des disciples de Notre-Seigneur : Nous savons que Dieu a parlé par Moïse : mais lui, nous ne savons d’où il est. Que leur répond l’aveugle qui a été guéri ? C’est bien cela qui est étonnant, que vous ne sachiez d’où Il est, alors qu’Il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un est pieux et fait sa volonté, celui-là, il l’exauce. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si cet homme ne venait de Dieu, il ne pourrait rien faire. L’aveugle, qui n’a pas fait autant d’études que les princes des prêtres, a pourtant du bon sens. Le miracle, pour lui, est la preuve que Notre-Seigneur dit vrai, qu’il apporte la vérité aux hommes. Mais les Juifs, mécontents de la leçon qu’il leur donne, vont le chasser. C’est l’argument bien connu quand on n’a plus d’arguments spéculatifs : la force, la violence.

On peut donc conclure en disant qu’il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Un saint disait autrefois : Si vous fermez les yeux, vous ne verrez rien ; mais ni la lumière ni vos yeux n’en seront la cause, ce sera uniquement votre mauvaise volonté. Et au contraire, le bon Dieu, au livre de Jérémie dans l’Ancien Testament, disait : Si vous me cherchez de tout votre cœur, vous me trouverez. Le bon Dieu veut nous mener à la vérité, il veut nous y conduire, et tout homme de bonne volonté pourra, tôt ou tard, atteindre la vérité, croire en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Mais je voudrais poser une autre objection : Quant à nous, nous n’avons vu ni Notre-Seigneur ni les miracles de Notre-Seigneur.

Alors, qu’est-ce qui justifie notre foi aujourd’hui ? Eh bien, nous avons le témoignage des apôtres, et tout le témoignage de la tradition de l’Église. C’est par l’Église que nous croyons en Notre-Seigneur Jésus Christ, en ses enseignements. C’est ce que nous disons dans l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Église. C’est donc en pensant à nous que Notre-Seigneur disait : Bienheureux ceux qui auront cru sans avoir vu. Nous n’avons pas vu directement Notre-Seigneur. Nous n’avons pas constaté sa Résurrection directement. Nous ne l’avons fait qu’à travers les apôtres, à travers la tradition de l’Église. Mais comme dit le Concile Vatican I : L’Église elle-même est un solide et constant motif de croire. Comment cela ? Grâce à ce qu’on appelle les notes de l’Église. L’Église, est une, sainte, catholique et apostolique. Elle est un miracle permanent. Elle a gardé la même foi, la même doctrine à travers vingt siècles jusqu’à aujourd’hui, bien fidèlement, envers et contre toutes les attaques de l’hérésie ; elle a survécu à toutes les persécutions et elle s’est répandue dans le monde entier : elle est catholique. Et ce n’est pas par des moyens humains, comme l’argent ou la violence, mais simplement par l’exemple de la sainteté qu’elle produit ; parce que l’Église est sainte, sa doctrine est sainte, les sacrements qu’elle nous donne sont saints, elle produit des saints à travers tous les siècles.

Et puis, l’Église a encore, tout au long de son histoire, cette preuve permanente, qui revient, des miracles. On les constate dans la vie de tous les saints ; aucun saint n’est canonisé si l’on n’a constaté un certain nombre de miracles attestés de façon bien précise. On pourrait évoquer un saint assez récent, Padre Pio, qui est mort en 1968. C’est une vie qui est pleine de miraculeux. Padre Pio a porté cinquante ans des stigmates qui ont pu être analysés par des scientifiques, par des médecins, avec des témoignages bien précis ; ces stigmates ont disparu de façon admirable à sa mort, comme cela lui avait été annoncé par Notre-Seigneur. Padre Pio a aussi connu de nombreuses bilocations qui ont été certifiées par beaucoup de personnes, qui l’ont vu en différents endroits à la fois. Padre Pio lisait aussi dans les consciences de ses pénitents ; quand ils n’arrivaient pas à dire leurs péchés, ils les aidaient un peu. Vous voyez, la vie des saints est marquée de ces signes, que sont les miracles qui nous confirment que nous sommes bien dans la vérité lorsque nous sommes dans la foi de l’Église catholique et romaine, à laquelle ils appartiennent.

Malheureusement, nous ne pouvons que constater que certains chrétiens, peut-être en particulier parmi la jeunesse, se laissent assez facilement ébranler par des arguments soi-disant scientifiques, qui iraient en opposition avec la foi. Alors je leur répondrais avec les paroles d’un philosophe, qui disait : Un peu de philosophie éloigne de Dieu, mais beaucoup de philosophie y ramène. Le poète Veber disait dans le même sens : La demi-science conduit au diable, mais la science complète conduit à Dieu. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que la raison ne s’oppose pas à la foi et que, effectivement, lorsqu’on commence à étudier, qu’est-ce que l’on fait ? On se pose des questions, et l’on n’a pas forcément les réponses tout de suite. Il y a plein de problèmes qui se posent à nous, quand on étudie. Et c’est le cas de la science : elle n’a pas des réponses tout de suite. Elle a ce qu’on appelle des théories, des hypothèses, qui sont parfois plus ou moins vraisemblables, mais qui ne sont pas des certitudes. Par contre, lorsque la science atteint une certitude, alors, elle n’est jamais en contradiction avec la foi, et l’on constate qu’effectivement, la science va même venir consolider notre foi, en particulier parce que les miracles tombent sous les sens. Le domaine expérimental, est proprement le domaine de la science. La science a donc son mot à dire dans la constatation des miracles, comme pour le Saint Suaire de Turin, Notre-Dame de Guadalupe où elle constate ces choses extraordinaires. Et, deuxième chose, elle constate qu’elle n’est pas capable de les expliquer, parce qu’il n’y a pas de cause, de raison naturelle. Il n’y en a pas. Ainsi la science nous conduit à la porte du surnaturel. Et les réponses à ces choses mystérieuses sont données par la foi.

Un bel exemple de service que la science peut rendre à la foi, réside dans l’analyse des nombreux miracles eucharistiques qui ont eu lieu dans l’histoire de l’Église et dont plusieurs sont encore constatables aujourd’hui.

En plus d’un cas, l’hostie consacrée s’est changée en morceau de chair ensanglanté, et la science a pu préciser qu’il s’agissait d’un cœur humain qui était à l’agonie. Curieusement aussi, l’on constate que le sang de tous les miracles eucharistiques – comme celui de Lanciano, qui date du VIIIe siècle – est du même groupe sanguin (AB). Et toutes les descriptions données par les scientifiques correspondent merveilleusement à la personne du Christ, que nous croyons réellement présents dans l’Eucharistie. Ces miracles eucharistiques, c’est donc la miséricorde du Bon Dieu qui nous les donnent, afin de soutenir notre foi aujourd’hui, malgré tout ce tapage médiatique contre la foi catholique, contre la foi chrétienne, tapage qui, bien sûr, ne doit pas nous impressionner.

Je terminerai par une parole de la vénérable Anne Catherine Emmerich, qui résumera tout ce sermon. Il s’agit d’un constat : Les bons trouveront toujours des motifs suffisants pour croire ; les méchants de leur côté trouveront toujours des prétextes pour ne pas croire. C’est à nous qu’il revient de ne pas avoir cette attitude des incrédules, puisque Notre-Seigneur a dit : Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas, sera condamné.

Alors croyons fermement à l’autorité de Notre-Seigneur, à l’autorité de la Sainte Église, et vivons de la foi catholique, afin de mériter la couronne éternelle.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Fr Paul-Marie +, ofm

Morgon, dimanche 7 avril 2024, dimanche in Albis, dit dimanche de Quasimodo

Version audio du sermon : 

Antoine de Fleurance

Autres sermons des capucins de Morgon :
– 14 janvier 2024 : Sermon du RP Paul-Marie, ofm – La Tradition de l’Eglise
– 04 février 2024 : Sermon du RP Léon-Marie, ofm – La Sainte Messe expliquée par la Passion
– 11 février 2024 : Sermon du RP Paul-Marie, ofm – La modestie chrétienne
– 18 février 2024 : Sermon du RP Marie-Bonaventure, ofm – Leçons de la tentation d’Eve
– 03 mars 2024 : Sermon du RP Fidèle-Marie, ofm – Notre Libérateur
– 31 mars 2024 – Sermon du RP Marie-Bonaventure, ofm – Le Signe glorieux de la sainte Croix
– 07 avril 2024 – Sermon du RP Fidèle-Marie, ofm – La Sainte Communion

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Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mon Très Révérend Père, bien chers Frères, bien chers fidèles,

Comme chaque année, le premier dimanche après Pâques nous remet sous les yeux l’évangile de Thomas, de Thomas l’incrédule. Si je ne mets mon doigt à la place des clous, si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Les onze apôtres ont vu Notre-Seigneur, ils n’ont pas eu la berlue et ils le signalent à Saint Thomas, mais Saint Thomas reste fermé. Et combien de nos contemporains sont dans la même attitude, que l’on peut exprimer à travers cette parole bien célèbre : Je ne croirai que ce que je verrai, je veux voir pour croire.

La première chose que l’on peut répondre à cette proposition, c’est tout simplement qu’elle est absurde.

Absurde, parce que voir et croire sont deux choses différentes et incompatibles simultanément ; on ne peut pas voir et croire la même chose, en même temps et sous le même rapport. Ça irait de façon flagrante en opposition avec le principe de non-contradiction qui est le premier principe de la raison humaine. On ne peut pas soutenir une chose et sa contradictoire en même temps. Il en est de même pour la foi et l’évidence. Lorsque je connais par la foi, je connais non pas directement, comme si ça tombait sous mes sens, comme si je pouvais m’en rendre compte directement par mon intelligence, mais je le connais à travers un intermédiaire que l’on appelle un témoin. Ce témoin qui, lui, voit la chose, sait la chose et me la rapporte. Et comme je sais que je peux lui faire confiance, parce qu’il y a des signes qui montrent que je peux lui faire confiance, je lui donne ma foi. Mais à partir du moment où j’expérimente la chose, où j’en ai l’évidence, alors je perds la foi, pour ainsi dire, puisque ce n’est plus à travers un autre que je connais, mais directement.

Prenons un exemple tiré tout simplement de l’enfance. Toutes les premières années de sa vie, l’enfant vit dans la foi, la foi à ce que lui disent ses parents. Il y a beaucoup de choses qu’il ne comprend pas, beaucoup dont il n’a pas l’évidence. Et pourtant, s’il ne faisait pas confiance à ses parents, il ne pourrait pas faire grand-chose. Il se laisse donc guider par ses parents parce qu’ils en savent plus que lui, et qu’il sait très bien qu’ils n’ont pas envie de le tromper ni de lui faire du mal. Ainsi les parents diront à leur enfant : ne mets pas ta main dans le feu parce que ça brûle. L’enfant qui n’a jamais mis sa main dans le feu, ne le sait pas. Mais il le croit sur l’autorité de ses parents. Et si un jour il a un doute et qu’il met quand même sa main dans le feu, et bien il en aura l’évidence. Ah oui, ça brûle, ça brûle. Mais par le fait même qu’il en a l’évidence, il n’a plus besoin de le croire : il le sait.

Donc on ne peut pas à la fois croire et voir la même chose en même temps et sous le même rapport.

Ce que le bon Dieu nous demande, c’est la foi. Alors, vous pourriez me faire cette objection : nous avons pourtant entendu dans l’évangile cette parole de Notre-Seigneur à Saint Thomas : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Il a vu, donc il a cru… Comme l’expliquent les Pères de l’Église et Saint Thomas d’Aquin, ce que l’apôtre Saint Thomas a vu n’est pas la même chose que ce qu’il a cru. Qu’a-t-il vu ? L’humanité glorieuse du Christ, avec ses stigmates. Et qu’a-t-il cru ? Il a cru en sa divinité. Et il s’est écrié : Mon Seigneur et mon Dieu ! Oui, il a vu une chose et en a cru une autre. Il a cru ce qu’il ne pouvait pas voir. On ne peut pas voir Dieu, on ne peut pas connaître Dieu dans l’intime de son Être, cela dépasse nos forces naturelles. Il ne faut pas qu’on l’oublie. C’est Saint Jean qui nous le dit : Personne n’a jamais vu Dieu ; mais il ajoute : Le Fils unique qui est dans le sein du Père nous l’a révélé. Dieu a envoyé son Fils pour nous révéler sa nature, et c’est le grand mystère de la Sainte Trinité. Nous n’aurions jamais pu découvrir par la raison naturelle, nous n’aurions jamais pu connaître intimement Dieu, si Notre-Seigneur Lui-même ne nous l’avait révélé, c’est Lui qui nous a révélé qu’en Dieu il y a trois Personnes : le Père, le Fils, le Saint-Esprit. Jamais aucun homme n’aurait pu le découvrir par sa simple raison naturelle.

Nous devons donc croire sur le témoignage de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais qu’est-ce qui nous dit que Notre-Seigneur Jésus-Christ a autorité ? Qu’est-ce qui nous dit qu’il est un témoin fidèle ? Pourquoi ne pas croire plutôt Mahomet que Jésus-Christ, par exemple ? Il est vrai qu’il faut des signes, il faut des preuves. Mais que fait Notre-Seigneur tout au long de sa vie ? Il ne cesse de donner des preuves. Ces preuves, ce sont les miracles qui jalonnent les trois années de sa vie publique, toujours plus grands les uns que les autres, jusqu’à la résurrection de Lazare et jusqu’à sa propre Résurrection. Aussi Notre-Seigneur a-t-il pu dire aux Juifs incrédules : Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez à mes œuvres. Vous pouvez constater les miracles que je fais ; ces miracles, c’est le sceau de Dieu à l’enseignement que je vous donne. Parce qu’il y a ces miracles, parce qu’il y a ces preuves, non seulement vous pouvez, mais vous devez croire à mon enseignement. Et si vous le rejetez, vous commettez une faute morale, cette faute de l’incrédulité, de l’infidélité.

Un jour, Saint Jean Baptiste envoya ses disciples à Notre-Seigneur avec cette question : Êtes-vous Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? Et que répondit Notre-Seigneur : Allez rapporter à Jean ce que vous voyez et entendez, ce que vous constatez. Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent. Et bienheureux ceux qui ne se scandalisent pas à mon sujet, c’est-à-dire ceux qui ne rejettent pas la foi que je leur apporte. Oui, les vérités de la foi dépassent notre intelligence naturelle. Elles ne s’y opposent pas, mais elles la dépassent. En revanche, les miracles, on peut les constater : ils tombent sous nos sens, ce sont des faits sensibles que l’on peut constater par les sens et connaître par la raison. Notre-Seigneur en a donc fait un grand nombre.

Alors, qu’est-ce qui fait que beaucoup n’ont pas cru en lui ?

Eh bien, c’est cette attitude d’âme de ne pas vouloir croire, parce qu’on n’est pas bien disposé. C’est la mauvaise foi. Notre-Seigneur, un jour, répondit aux Juifs, qui lui demandaient des miracles encore et encore, alors qu’il en avait déjà fait beaucoup : Non, maintenant, vous en avez eu bien assez. Le seul que vous pourrez encore constater, c’est celui de ma Résurrection. Il leur dit : Génération perverse, vous réclamez des miracles, mais il ne vous sera pas donné d’autres signes que celui de Jonas. Jonas avait passé trois jours dans le ventre du poisson, dans l’Ancien Testament, avant d’en être rejeté le troisième jour. Il était une image de Notre-Seigneur, qui va passer trois jours au tombeau et en ressortir le troisième jour.

Ainsi, Il leur a annoncé sa Résurrection. Eh bien, même face au miracle de sa Résurrection, les Juifs vont rester endurcis, incrédules. En effet, que raconte Saint Matthieu dans son évangile ? Au moment de la Résurrection (ou Notre Seigneur était peut-être déjà ressuscité), un ange descendit du ciel, plein de lumière. Il y eut un tremblement de terre ; il roula la pierre du tombeau et s’assit dessus, et les gardiens en furent terrifiés, pétrifiés. Et que raconte ensuite Saint Matthieu ? Les gardiens se rendirent auprès des grands prêtres qui leur avaient demandé de garder le tombeau pour que personne ne vienne enlever Notre-Seigneur. Et que font alors les grands prêtres ? Leur grande crainte, c’est que la foi en la Résurrection se répande. Que font-ils donc ? Eh bien, ils sortent leur bourse. Ils leur donnent de l’argent en leur disant : Si l’on vous pose des questions, vous répondrez que les disciples sont venus l’enlever pendant la nuit, pendant que vous dormiez…  Saint Augustin, se moque un peu de ça. Il leur fait remarquer : mais, attendez, vous êtes en train de produire des témoins qui dormaient ? Ses disciples, disent-ils, sont venus enlever le corps pendant que nous dormions. Mais, si vous dormiez, comment avez-vous pu les voir ? Et, si vous les avez vus, pourquoi vous ne les avez-vous pas arrêtés ? Tout cela est contradictoire … Et pourtant c’est cette fable qui s’est répandue chez les Juifs, nous dit Saint Matthieu. Vous voyez comment la mauvaise volonté ferme à la foi, empêche de croire. Quand bien même le Christ aurait multiplié encore les miracles, ils ne se seraient pas rendus.

Un autre très beau passage de l’Évangile, au chapitre 9, de Saint Jean, c’est le miracle de l’aveugle-né que Notre-Seigneur guérit.

Les Juifs font tout une enquête pour essayer de constater s’il a bien été guéri ? Mais ils ne veulent pas reconnaître le miracle. Alors ils demandent à l’aveugle-né ce qui s’est passé, et l’aveugle leur dit : Est-ce que vous aussi vous voulez être de ses disciples ? Non, les Juifs, n’ont pas vraiment envie d’être des disciples de Notre-Seigneur : Nous savons que Dieu a parlé par Moïse : mais lui, nous ne savons d’où il est. Que leur répond l’aveugle qui a été guéri ? C’est bien cela qui est étonnant, que vous ne sachiez d’où Il est, alors qu’Il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un est pieux et fait sa volonté, celui-là, il l’exauce. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si cet homme ne venait de Dieu, il ne pourrait rien faire. L’aveugle, qui n’a pas fait autant d’études que les princes des prêtres, a pourtant du bon sens. Le miracle, pour lui, est la preuve que Notre-Seigneur dit vrai, qu’il apporte la vérité aux hommes. Mais les Juifs, mécontents de la leçon qu’il leur donne, vont le chasser. C’est l’argument bien connu quand on n’a plus d’arguments spéculatifs : la force, la violence.

On peut donc conclure en disant qu’il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Un saint disait autrefois : Si vous fermez les yeux, vous ne verrez rien ; mais ni la lumière ni vos yeux n’en seront la cause, ce sera uniquement votre mauvaise volonté. Et au contraire, le bon Dieu, au livre de Jérémie dans l’Ancien Testament, disait : Si vous me cherchez de tout votre cœur, vous me trouverez. Le bon Dieu veut nous mener à la vérité, il veut nous y conduire, et tout homme de bonne volonté pourra, tôt ou tard, atteindre la vérité, croire en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Mais je voudrais poser une autre objection : Quant à nous, nous n’avons vu ni Notre-Seigneur ni les miracles de Notre-Seigneur.

Alors, qu’est-ce qui justifie notre foi aujourd’hui ? Eh bien, nous avons le témoignage des apôtres, et tout le témoignage de la tradition de l’Église. C’est par l’Église que nous croyons en Notre-Seigneur Jésus Christ, en ses enseignements. C’est ce que nous disons dans l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Église. C’est donc en pensant à nous que Notre-Seigneur disait : Bienheureux ceux qui auront cru sans avoir vu. Nous n’avons pas vu directement Notre-Seigneur. Nous n’avons pas constaté sa Résurrection directement. Nous ne l’avons fait qu’à travers les apôtres, à travers la tradition de l’Église. Mais comme dit le Concile Vatican I : L’Église elle-même est un solide et constant motif de croire. Comment cela ? Grâce à ce qu’on appelle les notes de l’Église. L’Église, est une, sainte, catholique et apostolique. Elle est un miracle permanent. Elle a gardé la même foi, la même doctrine à travers vingt siècles jusqu’à aujourd’hui, bien fidèlement, envers et contre toutes les attaques de l’hérésie ; elle a survécu à toutes les persécutions et elle s’est répandue dans le monde entier : elle est catholique. Et ce n’est pas par des moyens humains, comme l’argent ou la violence, mais simplement par l’exemple de la sainteté qu’elle produit ; parce que l’Église est sainte, sa doctrine est sainte, les sacrements qu’elle nous donne sont saints, elle produit des saints à travers tous les siècles.

Et puis, l’Église a encore, tout au long de son histoire, cette preuve permanente, qui revient, des miracles. On les constate dans la vie de tous les saints ; aucun saint n’est canonisé si l’on n’a constaté un certain nombre de miracles attestés de façon bien précise. On pourrait évoquer un saint assez récent, Padre Pio, qui est mort en 1968. C’est une vie qui est pleine de miraculeux. Padre Pio a porté cinquante ans des stigmates qui ont pu être analysés par des scientifiques, par des médecins, avec des témoignages bien précis ; ces stigmates ont disparu de façon admirable à sa mort, comme cela lui avait été annoncé par Notre-Seigneur. Padre Pio a aussi connu de nombreuses bilocations qui ont été certifiées par beaucoup de personnes, qui l’ont vu en différents endroits à la fois. Padre Pio lisait aussi dans les consciences de ses pénitents ; quand ils n’arrivaient pas à dire leurs péchés, ils les aidaient un peu. Vous voyez, la vie des saints est marquée de ces signes, que sont les miracles qui nous confirment que nous sommes bien dans la vérité lorsque nous sommes dans la foi de l’Église catholique et romaine, à laquelle ils appartiennent.

Malheureusement, nous ne pouvons que constater que certains chrétiens, peut-être en particulier parmi la jeunesse, se laissent assez facilement ébranler par des arguments soi-disant scientifiques, qui iraient en opposition avec la foi. Alors je leur répondrais avec les paroles d’un philosophe, qui disait : Un peu de philosophie éloigne de Dieu, mais beaucoup de philosophie y ramène. Le poète Veber disait dans le même sens : La demi-science conduit au diable, mais la science complète conduit à Dieu. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que la raison ne s’oppose pas à la foi et que, effectivement, lorsqu’on commence à étudier, qu’est-ce que l’on fait ? On se pose des questions, et l’on n’a pas forcément les réponses tout de suite. Il y a plein de problèmes qui se posent à nous, quand on étudie. Et c’est le cas de la science : elle n’a pas des réponses tout de suite. Elle a ce qu’on appelle des théories, des hypothèses, qui sont parfois plus ou moins vraisemblables, mais qui ne sont pas des certitudes. Par contre, lorsque la science atteint une certitude, alors, elle n’est jamais en contradiction avec la foi, et l’on constate qu’effectivement, la science va même venir consolider notre foi, en particulier parce que les miracles tombent sous les sens. Le domaine expérimental, est proprement le domaine de la science. La science a donc son mot à dire dans la constatation des miracles, comme pour le Saint Suaire de Turin, Notre-Dame de Guadalupe où elle constate ces choses extraordinaires. Et, deuxième chose, elle constate qu’elle n’est pas capable de les expliquer, parce qu’il n’y a pas de cause, de raison naturelle. Il n’y en a pas. Ainsi la science nous conduit à la porte du surnaturel. Et les réponses à ces choses mystérieuses sont données par la foi.

Un bel exemple de service que la science peut rendre à la foi, réside dans l’analyse des nombreux miracles eucharistiques qui ont eu lieu dans l’histoire de l’Église et dont plusieurs sont encore constatables aujourd’hui.

En plus d’un cas, l’hostie consacrée s’est changée en morceau de chair ensanglanté, et la science a pu préciser qu’il s’agissait d’un cœur humain qui était à l’agonie. Curieusement aussi, l’on constate que le sang de tous les miracles eucharistiques – comme celui de Lanciano, qui date du VIIIe siècle – est du même groupe sanguin (AB). Et toutes les descriptions données par les scientifiques correspondent merveilleusement à la personne du Christ, que nous croyons réellement présents dans l’Eucharistie. Ces miracles eucharistiques, c’est donc la miséricorde du Bon Dieu qui nous les donnent, afin de soutenir notre foi aujourd’hui, malgré tout ce tapage médiatique contre la foi catholique, contre la foi chrétienne, tapage qui, bien sûr, ne doit pas nous impressionner.

Je terminerai par une parole de la vénérable Anne Catherine Emmerich, qui résumera tout ce sermon. Il s’agit d’un constat : Les bons trouveront toujours des motifs suffisants pour croire ; les méchants de leur côté trouveront toujours des prétextes pour ne pas croire. C’est à nous qu’il revient de ne pas avoir cette attitude des incrédules, puisque Notre-Seigneur a dit : Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas, sera condamné.

Alors croyons fermement à l’autorité de Notre-Seigneur, à l’autorité de la Sainte Église, et vivons de la foi catholique, afin de mériter la couronne éternelle.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Fr Paul-Marie +, ofm

Morgon, dimanche 7 avril 2024, dimanche in Albis, dit dimanche de Quasimodo

Version audio du sermon : 

Antoine de Fleurance

Autres sermons des capucins de Morgon :
– 14 janvier 2024 : Sermon du RP Paul-Marie, ofm – La Tradition de l’Eglise
– 04 février 2024 : Sermon du RP Léon-Marie, ofm – La Sainte Messe expliquée par la Passion
– 11 février 2024 : Sermon du RP Paul-Marie, ofm – La modestie chrétienne
– 18 février 2024 : Sermon du RP Marie-Bonaventure, ofm – Leçons de la tentation d’Eve
– 03 mars 2024 : Sermon du RP Fidèle-Marie, ofm – Notre Libérateur
– 31 mars 2024 – Sermon du RP Marie-Bonaventure, ofm – Le Signe glorieux de la sainte Croix
– 07 avril 2024 – Sermon du RP Fidèle-Marie, ofm – La Sainte Communion

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« Ce qui nous donne la victoire sur le monde, c’est notre foi ».

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mon Très Révérend Père, bien chers Frères, bien chers fidèles,

Comme chaque année, le premier dimanche après Pâques nous remet sous les yeux l’évangile de Thomas, de Thomas l’incrédule. Si je ne mets mon doigt à la place des clous, si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Les onze apôtres ont vu Notre-Seigneur, ils n’ont pas eu la berlue et ils le signalent à Saint Thomas, mais Saint Thomas reste fermé. Et combien de nos contemporains sont dans la même attitude, que l’on peut exprimer à travers cette parole bien célèbre : Je ne croirai que ce que je verrai, je veux voir pour croire.

La première chose que l’on peut répondre à cette proposition, c’est tout simplement qu’elle est absurde.

Absurde, parce que voir et croire sont deux choses différentes et incompatibles simultanément ; on ne peut pas voir et croire la même chose, en même temps et sous le même rapport. Ça irait de façon flagrante en opposition avec le principe de non-contradiction qui est le premier principe de la raison humaine. On ne peut pas soutenir une chose et sa contradictoire en même temps. Il en est de même pour la foi et l’évidence. Lorsque je connais par la foi, je connais non pas directement, comme si ça tombait sous mes sens, comme si je pouvais m’en rendre compte directement par mon intelligence, mais je le connais à travers un intermédiaire que l’on appelle un témoin. Ce témoin qui, lui, voit la chose, sait la chose et me la rapporte. Et comme je sais que je peux lui faire confiance, parce qu’il y a des signes qui montrent que je peux lui faire confiance, je lui donne ma foi. Mais à partir du moment où j’expérimente la chose, où j’en ai l’évidence, alors je perds la foi, pour ainsi dire, puisque ce n’est plus à travers un autre que je connais, mais directement.

Prenons un exemple tiré tout simplement de l’enfance. Toutes les premières années de sa vie, l’enfant vit dans la foi, la foi à ce que lui disent ses parents. Il y a beaucoup de choses qu’il ne comprend pas, beaucoup dont il n’a pas l’évidence. Et pourtant, s’il ne faisait pas confiance à ses parents, il ne pourrait pas faire grand-chose. Il se laisse donc guider par ses parents parce qu’ils en savent plus que lui, et qu’il sait très bien qu’ils n’ont pas envie de le tromper ni de lui faire du mal. Ainsi les parents diront à leur enfant : ne mets pas ta main dans le feu parce que ça brûle. L’enfant qui n’a jamais mis sa main dans le feu, ne le sait pas. Mais il le croit sur l’autorité de ses parents. Et si un jour il a un doute et qu’il met quand même sa main dans le feu, et bien il en aura l’évidence. Ah oui, ça brûle, ça brûle. Mais par le fait même qu’il en a l’évidence, il n’a plus besoin de le croire : il le sait.

Donc on ne peut pas à la fois croire et voir la même chose en même temps et sous le même rapport.

Ce que le bon Dieu nous demande, c’est la foi. Alors, vous pourriez me faire cette objection : nous avons pourtant entendu dans l’évangile cette parole de Notre-Seigneur à Saint Thomas : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Il a vu, donc il a cru… Comme l’expliquent les Pères de l’Église et Saint Thomas d’Aquin, ce que l’apôtre Saint Thomas a vu n’est pas la même chose que ce qu’il a cru. Qu’a-t-il vu ? L’humanité glorieuse du Christ, avec ses stigmates. Et qu’a-t-il cru ? Il a cru en sa divinité. Et il s’est écrié : Mon Seigneur et mon Dieu ! Oui, il a vu une chose et en a cru une autre. Il a cru ce qu’il ne pouvait pas voir. On ne peut pas voir Dieu, on ne peut pas connaître Dieu dans l’intime de son Être, cela dépasse nos forces naturelles. Il ne faut pas qu’on l’oublie. C’est Saint Jean qui nous le dit : Personne n’a jamais vu Dieu ; mais il ajoute : Le Fils unique qui est dans le sein du Père nous l’a révélé. Dieu a envoyé son Fils pour nous révéler sa nature, et c’est le grand mystère de la Sainte Trinité. Nous n’aurions jamais pu découvrir par la raison naturelle, nous n’aurions jamais pu connaître intimement Dieu, si Notre-Seigneur Lui-même ne nous l’avait révélé, c’est Lui qui nous a révélé qu’en Dieu il y a trois Personnes : le Père, le Fils, le Saint-Esprit. Jamais aucun homme n’aurait pu le découvrir par sa simple raison naturelle.

Nous devons donc croire sur le témoignage de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais qu’est-ce qui nous dit que Notre-Seigneur Jésus-Christ a autorité ? Qu’est-ce qui nous dit qu’il est un témoin fidèle ? Pourquoi ne pas croire plutôt Mahomet que Jésus-Christ, par exemple ? Il est vrai qu’il faut des signes, il faut des preuves. Mais que fait Notre-Seigneur tout au long de sa vie ? Il ne cesse de donner des preuves. Ces preuves, ce sont les miracles qui jalonnent les trois années de sa vie publique, toujours plus grands les uns que les autres, jusqu’à la résurrection de Lazare et jusqu’à sa propre Résurrection. Aussi Notre-Seigneur a-t-il pu dire aux Juifs incrédules : Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez à mes œuvres. Vous pouvez constater les miracles que je fais ; ces miracles, c’est le sceau de Dieu à l’enseignement que je vous donne. Parce qu’il y a ces miracles, parce qu’il y a ces preuves, non seulement vous pouvez, mais vous devez croire à mon enseignement. Et si vous le rejetez, vous commettez une faute morale, cette faute de l’incrédulité, de l’infidélité.

Un jour, Saint Jean Baptiste envoya ses disciples à Notre-Seigneur avec cette question : Êtes-vous Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? Et que répondit Notre-Seigneur : Allez rapporter à Jean ce que vous voyez et entendez, ce que vous constatez. Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent. Et bienheureux ceux qui ne se scandalisent pas à mon sujet, c’est-à-dire ceux qui ne rejettent pas la foi que je leur apporte. Oui, les vérités de la foi dépassent notre intelligence naturelle. Elles ne s’y opposent pas, mais elles la dépassent. En revanche, les miracles, on peut les constater : ils tombent sous nos sens, ce sont des faits sensibles que l’on peut constater par les sens et connaître par la raison. Notre-Seigneur en a donc fait un grand nombre.

Alors, qu’est-ce qui fait que beaucoup n’ont pas cru en lui ?

Eh bien, c’est cette attitude d’âme de ne pas vouloir croire, parce qu’on n’est pas bien disposé. C’est la mauvaise foi. Notre-Seigneur, un jour, répondit aux Juifs, qui lui demandaient des miracles encore et encore, alors qu’il en avait déjà fait beaucoup : Non, maintenant, vous en avez eu bien assez. Le seul que vous pourrez encore constater, c’est celui de ma Résurrection. Il leur dit : Génération perverse, vous réclamez des miracles, mais il ne vous sera pas donné d’autres signes que celui de Jonas. Jonas avait passé trois jours dans le ventre du poisson, dans l’Ancien Testament, avant d’en être rejeté le troisième jour. Il était une image de Notre-Seigneur, qui va passer trois jours au tombeau et en ressortir le troisième jour.

Ainsi, Il leur a annoncé sa Résurrection. Eh bien, même face au miracle de sa Résurrection, les Juifs vont rester endurcis, incrédules. En effet, que raconte Saint Matthieu dans son évangile ? Au moment de la Résurrection (ou Notre Seigneur était peut-être déjà ressuscité), un ange descendit du ciel, plein de lumière. Il y eut un tremblement de terre ; il roula la pierre du tombeau et s’assit dessus, et les gardiens en furent terrifiés, pétrifiés. Et que raconte ensuite Saint Matthieu ? Les gardiens se rendirent auprès des grands prêtres qui leur avaient demandé de garder le tombeau pour que personne ne vienne enlever Notre-Seigneur. Et que font alors les grands prêtres ? Leur grande crainte, c’est que la foi en la Résurrection se répande. Que font-ils donc ? Eh bien, ils sortent leur bourse. Ils leur donnent de l’argent en leur disant : Si l’on vous pose des questions, vous répondrez que les disciples sont venus l’enlever pendant la nuit, pendant que vous dormiez…  Saint Augustin, se moque un peu de ça. Il leur fait remarquer : mais, attendez, vous êtes en train de produire des témoins qui dormaient ? Ses disciples, disent-ils, sont venus enlever le corps pendant que nous dormions. Mais, si vous dormiez, comment avez-vous pu les voir ? Et, si vous les avez vus, pourquoi vous ne les avez-vous pas arrêtés ? Tout cela est contradictoire … Et pourtant c’est cette fable qui s’est répandue chez les Juifs, nous dit Saint Matthieu. Vous voyez comment la mauvaise volonté ferme à la foi, empêche de croire. Quand bien même le Christ aurait multiplié encore les miracles, ils ne se seraient pas rendus.

Un autre très beau passage de l’Évangile, au chapitre 9, de Saint Jean, c’est le miracle de l’aveugle-né que Notre-Seigneur guérit.

Les Juifs font tout une enquête pour essayer de constater s’il a bien été guéri ? Mais ils ne veulent pas reconnaître le miracle. Alors ils demandent à l’aveugle-né ce qui s’est passé, et l’aveugle leur dit : Est-ce que vous aussi vous voulez être de ses disciples ? Non, les Juifs, n’ont pas vraiment envie d’être des disciples de Notre-Seigneur : Nous savons que Dieu a parlé par Moïse : mais lui, nous ne savons d’où il est. Que leur répond l’aveugle qui a été guéri ? C’est bien cela qui est étonnant, que vous ne sachiez d’où Il est, alors qu’Il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un est pieux et fait sa volonté, celui-là, il l’exauce. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si cet homme ne venait de Dieu, il ne pourrait rien faire. L’aveugle, qui n’a pas fait autant d’études que les princes des prêtres, a pourtant du bon sens. Le miracle, pour lui, est la preuve que Notre-Seigneur dit vrai, qu’il apporte la vérité aux hommes. Mais les Juifs, mécontents de la leçon qu’il leur donne, vont le chasser. C’est l’argument bien connu quand on n’a plus d’arguments spéculatifs : la force, la violence.

On peut donc conclure en disant qu’il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Un saint disait autrefois : Si vous fermez les yeux, vous ne verrez rien ; mais ni la lumière ni vos yeux n’en seront la cause, ce sera uniquement votre mauvaise volonté. Et au contraire, le bon Dieu, au livre de Jérémie dans l’Ancien Testament, disait : Si vous me cherchez de tout votre cœur, vous me trouverez. Le bon Dieu veut nous mener à la vérité, il veut nous y conduire, et tout homme de bonne volonté pourra, tôt ou tard, atteindre la vérité, croire en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Mais je voudrais poser une autre objection : Quant à nous, nous n’avons vu ni Notre-Seigneur ni les miracles de Notre-Seigneur.

Alors, qu’est-ce qui justifie notre foi aujourd’hui ? Eh bien, nous avons le témoignage des apôtres, et tout le témoignage de la tradition de l’Église. C’est par l’Église que nous croyons en Notre-Seigneur Jésus Christ, en ses enseignements. C’est ce que nous disons dans l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Église. C’est donc en pensant à nous que Notre-Seigneur disait : Bienheureux ceux qui auront cru sans avoir vu. Nous n’avons pas vu directement Notre-Seigneur. Nous n’avons pas constaté sa Résurrection directement. Nous ne l’avons fait qu’à travers les apôtres, à travers la tradition de l’Église. Mais comme dit le Concile Vatican I : L’Église elle-même est un solide et constant motif de croire. Comment cela ? Grâce à ce qu’on appelle les notes de l’Église. L’Église, est une, sainte, catholique et apostolique. Elle est un miracle permanent. Elle a gardé la même foi, la même doctrine à travers vingt siècles jusqu’à aujourd’hui, bien fidèlement, envers et contre toutes les attaques de l’hérésie ; elle a survécu à toutes les persécutions et elle s’est répandue dans le monde entier : elle est catholique. Et ce n’est pas par des moyens humains, comme l’argent ou la violence, mais simplement par l’exemple de la sainteté qu’elle produit ; parce que l’Église est sainte, sa doctrine est sainte, les sacrements qu’elle nous donne sont saints, elle produit des saints à travers tous les siècles.

Et puis, l’Église a encore, tout au long de son histoire, cette preuve permanente, qui revient, des miracles. On les constate dans la vie de tous les saints ; aucun saint n’est canonisé si l’on n’a constaté un certain nombre de miracles attestés de façon bien précise. On pourrait évoquer un saint assez récent, Padre Pio, qui est mort en 1968. C’est une vie qui est pleine de miraculeux. Padre Pio a porté cinquante ans des stigmates qui ont pu être analysés par des scientifiques, par des médecins, avec des témoignages bien précis ; ces stigmates ont disparu de façon admirable à sa mort, comme cela lui avait été annoncé par Notre-Seigneur. Padre Pio a aussi connu de nombreuses bilocations qui ont été certifiées par beaucoup de personnes, qui l’ont vu en différents endroits à la fois. Padre Pio lisait aussi dans les consciences de ses pénitents ; quand ils n’arrivaient pas à dire leurs péchés, ils les aidaient un peu. Vous voyez, la vie des saints est marquée de ces signes, que sont les miracles qui nous confirment que nous sommes bien dans la vérité lorsque nous sommes dans la foi de l’Église catholique et romaine, à laquelle ils appartiennent.

Malheureusement, nous ne pouvons que constater que certains chrétiens, peut-être en particulier parmi la jeunesse, se laissent assez facilement ébranler par des arguments soi-disant scientifiques, qui iraient en opposition avec la foi. Alors je leur répondrais avec les paroles d’un philosophe, qui disait : Un peu de philosophie éloigne de Dieu, mais beaucoup de philosophie y ramène. Le poète Veber disait dans le même sens : La demi-science conduit au diable, mais la science complète conduit à Dieu. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que la raison ne s’oppose pas à la foi et que, effectivement, lorsqu’on commence à étudier, qu’est-ce que l’on fait ? On se pose des questions, et l’on n’a pas forcément les réponses tout de suite. Il y a plein de problèmes qui se posent à nous, quand on étudie. Et c’est le cas de la science : elle n’a pas des réponses tout de suite. Elle a ce qu’on appelle des théories, des hypothèses, qui sont parfois plus ou moins vraisemblables, mais qui ne sont pas des certitudes. Par contre, lorsque la science atteint une certitude, alors, elle n’est jamais en contradiction avec la foi, et l’on constate qu’effectivement, la science va même venir consolider notre foi, en particulier parce que les miracles tombent sous les sens. Le domaine expérimental, est proprement le domaine de la science. La science a donc son mot à dire dans la constatation des miracles, comme pour le Saint Suaire de Turin, Notre-Dame de Guadalupe où elle constate ces choses extraordinaires. Et, deuxième chose, elle constate qu’elle n’est pas capable de les expliquer, parce qu’il n’y a pas de cause, de raison naturelle. Il n’y en a pas. Ainsi la science nous conduit à la porte du surnaturel. Et les réponses à ces choses mystérieuses sont données par la foi.

Un bel exemple de service que la science peut rendre à la foi, réside dans l’analyse des nombreux miracles eucharistiques qui ont eu lieu dans l’histoire de l’Église et dont plusieurs sont encore constatables aujourd’hui.

En plus d’un cas, l’hostie consacrée s’est changée en morceau de chair ensanglanté, et la science a pu préciser qu’il s’agissait d’un cœur humain qui était à l’agonie. Curieusement aussi, l’on constate que le sang de tous les miracles eucharistiques – comme celui de Lanciano, qui date du VIIIe siècle – est du même groupe sanguin (AB). Et toutes les descriptions données par les scientifiques correspondent merveilleusement à la personne du Christ, que nous croyons réellement présents dans l’Eucharistie. Ces miracles eucharistiques, c’est donc la miséricorde du Bon Dieu qui nous les donnent, afin de soutenir notre foi aujourd’hui, malgré tout ce tapage médiatique contre la foi catholique, contre la foi chrétienne, tapage qui, bien sûr, ne doit pas nous impressionner.

Je terminerai par une parole de la vénérable Anne Catherine Emmerich, qui résumera tout ce sermon. Il s’agit d’un constat : Les bons trouveront toujours des motifs suffisants pour croire ; les méchants de leur côté trouveront toujours des prétextes pour ne pas croire. C’est à nous qu’il revient de ne pas avoir cette attitude des incrédules, puisque Notre-Seigneur a dit : Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas, sera condamné.

Alors croyons fermement à l’autorité de Notre-Seigneur, à l’autorité de la Sainte Église, et vivons de la foi catholique, afin de mériter la couronne éternelle.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Fr Paul-Marie +, ofm

Morgon, dimanche 7 avril 2024, dimanche in Albis, dit dimanche de Quasimodo

Version audio du sermon : 

Antoine de Fleurance

Autres sermons des capucins de Morgon :
– 14 janvier 2024 : Sermon du RP Paul-Marie, ofm – La Tradition de l’Eglise
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– 07 avril 2024 – Sermon du RP Fidèle-Marie, ofm – La Sainte Communion

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Pèlerinage de Pentecôte 2024 de Chartres à Paris organisé par la Fraternité Saint-Pie X

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Mgr Bernard Tissier de Mallerais a célébré

la messe du dimanche de Pentecôte

Ce sont plus de 8 000 fidèles qui ont participé au pèlerinage de Pentecôte 2024 organisé par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Ci-dessous la vidéo de l’entrée des pèlerins à Paris :

Le pèlerinage de Pentecôte s’est achevé lundi soir par une messe célébrée Place Vauban, devant les Invalides, par le Supérieur du District de France, M. l’abbé Benoît de Jorna qui sera remplacé, à compter du 15 août prochain, par M. l’abbé Gonzague Peignot, actuel Directeur de l’école Saint-Joseph-des-Carmes (11).

Toutes les photos des trois jours du pèlerinage ici : La Porte Latine

Christian LASSALE

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Mgr Bernard Tissier de Mallerais a célébré

la messe du dimanche de Pentecôte

Ce sont plus de 8 000 fidèles qui ont participé au pèlerinage de Pentecôte 2024 organisé par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

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Christian LASSALE

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Mgr Bernard Tissier de Mallerais a célébré

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Ce sont plus de 8 000 fidèles qui ont participé au pèlerinage de Pentecôte 2024 organisé par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

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Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain

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Jeudi de la Pentecôte

Jeudi de la Pentecôte – Le Saint-Esprit et le sacrement de l’Ordre.

La Station se faisait aujourd’hui dans le sanctuaire de saint Laurent dont l’âme fut tellement consumée des flammes de l’Esprit d’amour, qu’il ressentait à peine celles qui torturaient son corps. On choisit cette basilique du diacre Laurent pour lire l’Épître où il est question de Philippe, l’un des sept diacres de Rome. Le nom de ce dernier est cité dans les Actes (VI, 5), après celui de S. Etienne dont on garde les reliques dans cette même basilique. « Lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, avait dit Jésus à ses Apôtres, vous serez revêtus de force et vous me rendrez témoignage à Jérusalem, dans toute la Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Et la messe d’aujourd’hui nous montre le diacre Philippe qui, plein de l’Esprit-Saint, prêche le Christ en Samarie et y fait des miracles (Ep.). L’Évangile nous rappelle de même que le Christ, en donnant à ses Apôtres le pouvoir de guérir les malades, leur avait enjoint de prêcher partout le royaume de Dieu. Aussi, « remplis du Saint-Esprit, les Apôtres publièrent les merveilles de Dieu » (Com.) et remplirent le monde entier des effets prodigieux de l’Esprit divin (Intr., Alléluia). Ce que fit l’Église naissante, elle continue à le faire à travers tous les âges en ces fêtes de la Pentecôte, où la lumière du Saint-Esprit éclaire plus spécialement les âmes (Or,). Demandons à Dieu de nous donner le Saint-Esprit, afin que nous ayons le goût du bien et que nous jouissions de ses divines consolations (Or.).

La pensée spécifique du jour se trouve dans la station et dans les deux lectures. L’Église conduit les nouveaux baptisés et les nouveaux confirmés (nous-mêmes) près du patron des catéchumènes : le diacre saint Laurent. C’est pourquoi, dans les deux lectures, la liturgie parle de l’activité des disciples.

La leçon raconte l’œuvre pastorale du diacre Philippe en Samarie. Nous entendons parler de sa prédication, des miracles qu’il opéra : « Les esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques en poussant de grands cris ; beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ». A l’Évangile, nous entendons les instructions que le Seigneur donne aux douze Apôtres pour leur œuvre de mission. On aurait attendu, ici, l’Évangile de l’envoi des 72 disciples ; il est plus facile de comparer ces disciples avec les diacres. Peut-être faut-il voir le point de jonction entre les deux lectures dans le pouvoir donné sur les mauvais Esprits. Jésus donna aux douze Apôtres « pouvoir et puissance sur les mauvais Esprits ». Le Saint-Esprit est directement opposé à ces mauvais Esprits et peut les chasser par l’intermédiaire de ses instruments, les diacres et les prêtres consacrés que leur ordination a faits des « porteurs d’Esprit ». Nous trompons-nous en estimant que la liturgie nous signale aujourd’hui les relations mystérieuses entre le Saint-Esprit et le Sacrement de l’Ordre ? Si les chrétiens reçoivent déjà, par la Confirmation, le sacerdoce général, c’est surtout par le sacrement de l’Ordre que le Saint-Esprit exerce son action.

Quand le Seigneur, au soir de la Résurrection, conféra à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés, il souffla sur eux et dit : « Recevez le Saint-Esprit », c’est-à-dire recevez le pouvoir d’Ordre communiqué par le Saint-Esprit. C’est pourquoi aussi le rituel, dans la collation des trois Ordres Supérieurs (diaconat, prêtrise et épiscopat), insiste particulièrement sur l’action du Saint-Esprit. (Ce n’est pas le cas dans les Ordres mineurs, ni même dans le sous-diaconat). L’action du Saint-Esprit dans les prêtres nous est rappelée tous les jours par le salut liturgique : Dominus vobiscum. Les laïcs, et même les clercs jusqu’au sous-diaconat inclusivement, n’ont pas le droit d’employer ce salut parce qu’on ne peut répondre qu’aux prêtres et aux diacres : Et cum spiritu tuo, c’est-à-dire avec le Pneuma, le Saint-Esprit, qui t’a été communiqué, d’une manière éminente, dans l’ordination. Ce salut devrait toujours nous inspirer un saint respect pour le sacerdoce consacré. Dans ces jours de Quatre-Temps, prions pour que le Saint-Esprit conserve dans la sainteté ceux qui sont ses instruments privilégiés ; pour que les prêtres remplissent leur tâche, qui est de chasser du monde les « Esprits impurs » et de faire descendre dans les âmes le Saint-Esprit.

Mais l’office de ce jour nous rappelle aussi notre sacerdoce général que le Saint-Esprit a créé en nous. Nous exerçons ce sacerdoce général par la participation active au Saint-Sacrifice que nous offrons réellement, par le fait que nous pouvons être ministres du sacrement de baptême et du sacrement de mariage, par la participation à la sainte liturgie de l’année ecclésiastique et à la prière des Heures de l’Église. Nous l’exerçons, enfin, quand nous devons charge d’âme, soit comme parrains, soit comme parents. Tous les chrétiens, au reste peuvent et doivent exercer l’apostolat laïc. C’est surtout pendant le temps de la Pentecôte que nous devons réfléchir à cette haute charge.

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, vingt-trois mai-jeanne-antide-thouret-vierge-vingt-trois-mai
La Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ».

Sanctoral

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon

Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d’une famille très chrétienne composée de neuf enfants; ses parents exerçaient le métier d’agriculteurs. Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt: Jeanne-Antide sera désormais l’éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l’aumône. Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu’un riche jeune homme l’a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu’elle refuserait la main d’un roi. Après cinq longues années d’attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s’opposent à sa vocation religieuse. Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l’habit des Filles de la Charité et on l’envoie travailler successivement à l’hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l’hospice. La Révolution était déjà amorcée.

Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d’une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse. Aussitôt qu’elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention. Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de : Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-ils un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s’appelleraient « Soeurs de la Charité de Besançon ». Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l’énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l’espace de dix ans. Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice.

Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de  « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ». Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d’une scission entre les communautés de France et celles d’Italie. En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l’Ordinaire du lieu. Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n’y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s’être vue refuser l’entrée de la maison mère de Besançon. Dieu rappela à Lui Sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d’Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape Pie XI déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l’Église l’élevait sur les autels.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l'ordre de Saint Jean, vingt-trois mai
Il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain 

À Villamagna près de Florence en Toscane, l’an 1245, le bienheureux Gérard Mecatti, qui fut membre de l’Ordre de Saint-Jean à Jérusalem, se dépensa pour l’amour du Christ à recevoir les pèlerins et à soulager les malades et après son retour en Italie, il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise. Une fois qu’il tomba malade, il fut soigné par des moniales du couvent de Florence de l’Ordre de Saint-Jean.

Un soir de janvier, quand la religieuse lui demanda s’il voulait quelque chose, il lui répondit avec un sourire : « Oui, j’aimerais manger des cerises ». La religieuse pensa d’abord qu’il délirait, mais comme le Frère Gérard insistait, elle se fit persuadée de sortir. Dans un champ près du couvent, elle aperçut un cerisier plein de beaux fruits rouges et très mûrs, frais comme en juin. C’est pourquoi le Bienheureux Frère Gérard Mecatti est souvent représenté tenant une branche chargée de cerises.

Il mourut vers 1245. Son corps est à Villamagna, où sa mémoire est célébrée chaque année. Au 17ème siècle, son corps était encore bien conservé et dégageait un parfum agréable. Son culte a été confirmé par le pape Grégoire XVI.

Martyrologe

A Langres, en Gaule, la passion de saint Didier évêque. Témoin des maux que l’armée des Vandales faisait souffrir à son peuple, il alla trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir ; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ, et Didier présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins; ainsi frappé par le glaive, il s’en alla vers le Christ. Avec lui souffrirent aussi plusieurs des siens que l’on inhuma près de la même ville.

En Espagne, les saints martyrs Epitace évêque, et Basilée.

Dans le Lyonnais, saint Didier, évêque de Vienne, qui par ordre du roi Thierry fut écrasé sous les pierres et obtint ainsi la couronne du martyre.

En Afrique, les saints martyrs Quintien, Lucius et Julien, qui souffrirent durant la persécution des Vandales, et méritèrent des couronnes éternelles.

En Cappadoce, la commémoraison des saints martyrs, qui, durant la persécution de Maximien Galère, eurent les jambes brisées et moururent de ce supplice; pareillement de ceux qui, à la même époque, en Mésopotamie, furent suspendus les pieds en l’air et la tête en bas, puis étouffés par la fumée et brûlés à petit feu, terminant ainsi leur martyre.

A Synnade, en Phrygie, saint Michel évêque.

Le même jour, saint Mercurial évêque.

A Naples, en Campanie, saint Euphèbe évêque.

A Rome, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre et confesseur, remarquable par sa patience et sa charité dans l’évangélisation des pauvres.

Près de Nursie, les saints Eutyche et Florent moines, dont fait mention le bienheureux pape Grégoire.

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Jeudi de la Pentecôte – Le Saint-Esprit et le sacrement de l’Ordre. La Station se faisait aujourd’hui dans le sanctuaire de saint Laurent dont l’âme fut tellement consumée des flammes de l’Esprit d’amour, qu’il ressentait à peine celles qui torturaient[Lire plus...]

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Jeudi de la Pentecôte

Jeudi de la Pentecôte – Le Saint-Esprit et le sacrement de l’Ordre.

La Station se faisait aujourd’hui dans le sanctuaire de saint Laurent dont l’âme fut tellement consumée des flammes de l’Esprit d’amour, qu’il ressentait à peine celles qui torturaient son corps. On choisit cette basilique du diacre Laurent pour lire l’Épître où il est question de Philippe, l’un des sept diacres de Rome. Le nom de ce dernier est cité dans les Actes (VI, 5), après celui de S. Etienne dont on garde les reliques dans cette même basilique. « Lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, avait dit Jésus à ses Apôtres, vous serez revêtus de force et vous me rendrez témoignage à Jérusalem, dans toute la Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Et la messe d’aujourd’hui nous montre le diacre Philippe qui, plein de l’Esprit-Saint, prêche le Christ en Samarie et y fait des miracles (Ep.). L’Évangile nous rappelle de même que le Christ, en donnant à ses Apôtres le pouvoir de guérir les malades, leur avait enjoint de prêcher partout le royaume de Dieu. Aussi, « remplis du Saint-Esprit, les Apôtres publièrent les merveilles de Dieu » (Com.) et remplirent le monde entier des effets prodigieux de l’Esprit divin (Intr., Alléluia). Ce que fit l’Église naissante, elle continue à le faire à travers tous les âges en ces fêtes de la Pentecôte, où la lumière du Saint-Esprit éclaire plus spécialement les âmes (Or,). Demandons à Dieu de nous donner le Saint-Esprit, afin que nous ayons le goût du bien et que nous jouissions de ses divines consolations (Or.).

La pensée spécifique du jour se trouve dans la station et dans les deux lectures. L’Église conduit les nouveaux baptisés et les nouveaux confirmés (nous-mêmes) près du patron des catéchumènes : le diacre saint Laurent. C’est pourquoi, dans les deux lectures, la liturgie parle de l’activité des disciples.

La leçon raconte l’œuvre pastorale du diacre Philippe en Samarie. Nous entendons parler de sa prédication, des miracles qu’il opéra : « Les esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques en poussant de grands cris ; beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ». A l’Évangile, nous entendons les instructions que le Seigneur donne aux douze Apôtres pour leur œuvre de mission. On aurait attendu, ici, l’Évangile de l’envoi des 72 disciples ; il est plus facile de comparer ces disciples avec les diacres. Peut-être faut-il voir le point de jonction entre les deux lectures dans le pouvoir donné sur les mauvais Esprits. Jésus donna aux douze Apôtres « pouvoir et puissance sur les mauvais Esprits ». Le Saint-Esprit est directement opposé à ces mauvais Esprits et peut les chasser par l’intermédiaire de ses instruments, les diacres et les prêtres consacrés que leur ordination a faits des « porteurs d’Esprit ». Nous trompons-nous en estimant que la liturgie nous signale aujourd’hui les relations mystérieuses entre le Saint-Esprit et le Sacrement de l’Ordre ? Si les chrétiens reçoivent déjà, par la Confirmation, le sacerdoce général, c’est surtout par le sacrement de l’Ordre que le Saint-Esprit exerce son action.

Quand le Seigneur, au soir de la Résurrection, conféra à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés, il souffla sur eux et dit : « Recevez le Saint-Esprit », c’est-à-dire recevez le pouvoir d’Ordre communiqué par le Saint-Esprit. C’est pourquoi aussi le rituel, dans la collation des trois Ordres Supérieurs (diaconat, prêtrise et épiscopat), insiste particulièrement sur l’action du Saint-Esprit. (Ce n’est pas le cas dans les Ordres mineurs, ni même dans le sous-diaconat). L’action du Saint-Esprit dans les prêtres nous est rappelée tous les jours par le salut liturgique : Dominus vobiscum. Les laïcs, et même les clercs jusqu’au sous-diaconat inclusivement, n’ont pas le droit d’employer ce salut parce qu’on ne peut répondre qu’aux prêtres et aux diacres : Et cum spiritu tuo, c’est-à-dire avec le Pneuma, le Saint-Esprit, qui t’a été communiqué, d’une manière éminente, dans l’ordination. Ce salut devrait toujours nous inspirer un saint respect pour le sacerdoce consacré. Dans ces jours de Quatre-Temps, prions pour que le Saint-Esprit conserve dans la sainteté ceux qui sont ses instruments privilégiés ; pour que les prêtres remplissent leur tâche, qui est de chasser du monde les « Esprits impurs » et de faire descendre dans les âmes le Saint-Esprit.

Mais l’office de ce jour nous rappelle aussi notre sacerdoce général que le Saint-Esprit a créé en nous. Nous exerçons ce sacerdoce général par la participation active au Saint-Sacrifice que nous offrons réellement, par le fait que nous pouvons être ministres du sacrement de baptême et du sacrement de mariage, par la participation à la sainte liturgie de l’année ecclésiastique et à la prière des Heures de l’Église. Nous l’exerçons, enfin, quand nous devons charge d’âme, soit comme parrains, soit comme parents. Tous les chrétiens, au reste peuvent et doivent exercer l’apostolat laïc. C’est surtout pendant le temps de la Pentecôte que nous devons réfléchir à cette haute charge.

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, vingt-trois mai-jeanne-antide-thouret-vierge-vingt-trois-mai
La Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ».

Sanctoral

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon

Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d’une famille très chrétienne composée de neuf enfants; ses parents exerçaient le métier d’agriculteurs. Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt: Jeanne-Antide sera désormais l’éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l’aumône. Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu’un riche jeune homme l’a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu’elle refuserait la main d’un roi. Après cinq longues années d’attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s’opposent à sa vocation religieuse. Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l’habit des Filles de la Charité et on l’envoie travailler successivement à l’hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l’hospice. La Révolution était déjà amorcée.

Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d’une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse. Aussitôt qu’elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention. Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de : Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-ils un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s’appelleraient « Soeurs de la Charité de Besançon ». Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l’énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l’espace de dix ans. Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice.

Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de  « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ». Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d’une scission entre les communautés de France et celles d’Italie. En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l’Ordinaire du lieu. Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n’y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s’être vue refuser l’entrée de la maison mère de Besançon. Dieu rappela à Lui Sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d’Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape Pie XI déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l’Église l’élevait sur les autels.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l'ordre de Saint Jean, vingt-trois mai
Il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain 

À Villamagna près de Florence en Toscane, l’an 1245, le bienheureux Gérard Mecatti, qui fut membre de l’Ordre de Saint-Jean à Jérusalem, se dépensa pour l’amour du Christ à recevoir les pèlerins et à soulager les malades et après son retour en Italie, il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise. Une fois qu’il tomba malade, il fut soigné par des moniales du couvent de Florence de l’Ordre de Saint-Jean.

Un soir de janvier, quand la religieuse lui demanda s’il voulait quelque chose, il lui répondit avec un sourire : « Oui, j’aimerais manger des cerises ». La religieuse pensa d’abord qu’il délirait, mais comme le Frère Gérard insistait, elle se fit persuadée de sortir. Dans un champ près du couvent, elle aperçut un cerisier plein de beaux fruits rouges et très mûrs, frais comme en juin. C’est pourquoi le Bienheureux Frère Gérard Mecatti est souvent représenté tenant une branche chargée de cerises.

Il mourut vers 1245. Son corps est à Villamagna, où sa mémoire est célébrée chaque année. Au 17ème siècle, son corps était encore bien conservé et dégageait un parfum agréable. Son culte a été confirmé par le pape Grégoire XVI.

Martyrologe

A Langres, en Gaule, la passion de saint Didier évêque. Témoin des maux que l’armée des Vandales faisait souffrir à son peuple, il alla trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir ; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ, et Didier présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins; ainsi frappé par le glaive, il s’en alla vers le Christ. Avec lui souffrirent aussi plusieurs des siens que l’on inhuma près de la même ville.

En Espagne, les saints martyrs Epitace évêque, et Basilée.

Dans le Lyonnais, saint Didier, évêque de Vienne, qui par ordre du roi Thierry fut écrasé sous les pierres et obtint ainsi la couronne du martyre.

En Afrique, les saints martyrs Quintien, Lucius et Julien, qui souffrirent durant la persécution des Vandales, et méritèrent des couronnes éternelles.

En Cappadoce, la commémoraison des saints martyrs, qui, durant la persécution de Maximien Galère, eurent les jambes brisées et moururent de ce supplice; pareillement de ceux qui, à la même époque, en Mésopotamie, furent suspendus les pieds en l’air et la tête en bas, puis étouffés par la fumée et brûlés à petit feu, terminant ainsi leur martyre.

A Synnade, en Phrygie, saint Michel évêque.

Le même jour, saint Mercurial évêque.

A Naples, en Campanie, saint Euphèbe évêque.

A Rome, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre et confesseur, remarquable par sa patience et sa charité dans l’évangélisation des pauvres.

Près de Nursie, les saints Eutyche et Florent moines, dont fait mention le bienheureux pape Grégoire.

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Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain

Jeudi de la Pentecôte – Le Saint-Esprit et le sacrement de l’Ordre.

La Station se faisait aujourd’hui dans le sanctuaire de saint Laurent dont l’âme fut tellement consumée des flammes de l’Esprit d’amour, qu’il ressentait à peine celles qui torturaient son corps. On choisit cette basilique du diacre Laurent pour lire l’Épître où il est question de Philippe, l’un des sept diacres de Rome. Le nom de ce dernier est cité dans les Actes (VI, 5), après celui de S. Etienne dont on garde les reliques dans cette même basilique. « Lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, avait dit Jésus à ses Apôtres, vous serez revêtus de force et vous me rendrez témoignage à Jérusalem, dans toute la Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Et la messe d’aujourd’hui nous montre le diacre Philippe qui, plein de l’Esprit-Saint, prêche le Christ en Samarie et y fait des miracles (Ep.). L’Évangile nous rappelle de même que le Christ, en donnant à ses Apôtres le pouvoir de guérir les malades, leur avait enjoint de prêcher partout le royaume de Dieu. Aussi, « remplis du Saint-Esprit, les Apôtres publièrent les merveilles de Dieu » (Com.) et remplirent le monde entier des effets prodigieux de l’Esprit divin (Intr., Alléluia). Ce que fit l’Église naissante, elle continue à le faire à travers tous les âges en ces fêtes de la Pentecôte, où la lumière du Saint-Esprit éclaire plus spécialement les âmes (Or,). Demandons à Dieu de nous donner le Saint-Esprit, afin que nous ayons le goût du bien et que nous jouissions de ses divines consolations (Or.).

La pensée spécifique du jour se trouve dans la station et dans les deux lectures. L’Église conduit les nouveaux baptisés et les nouveaux confirmés (nous-mêmes) près du patron des catéchumènes : le diacre saint Laurent. C’est pourquoi, dans les deux lectures, la liturgie parle de l’activité des disciples.

La leçon raconte l’œuvre pastorale du diacre Philippe en Samarie. Nous entendons parler de sa prédication, des miracles qu’il opéra : « Les esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques en poussant de grands cris ; beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ». A l’Évangile, nous entendons les instructions que le Seigneur donne aux douze Apôtres pour leur œuvre de mission. On aurait attendu, ici, l’Évangile de l’envoi des 72 disciples ; il est plus facile de comparer ces disciples avec les diacres. Peut-être faut-il voir le point de jonction entre les deux lectures dans le pouvoir donné sur les mauvais Esprits. Jésus donna aux douze Apôtres « pouvoir et puissance sur les mauvais Esprits ». Le Saint-Esprit est directement opposé à ces mauvais Esprits et peut les chasser par l’intermédiaire de ses instruments, les diacres et les prêtres consacrés que leur ordination a faits des « porteurs d’Esprit ». Nous trompons-nous en estimant que la liturgie nous signale aujourd’hui les relations mystérieuses entre le Saint-Esprit et le Sacrement de l’Ordre ? Si les chrétiens reçoivent déjà, par la Confirmation, le sacerdoce général, c’est surtout par le sacrement de l’Ordre que le Saint-Esprit exerce son action.

Quand le Seigneur, au soir de la Résurrection, conféra à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés, il souffla sur eux et dit : « Recevez le Saint-Esprit », c’est-à-dire recevez le pouvoir d’Ordre communiqué par le Saint-Esprit. C’est pourquoi aussi le rituel, dans la collation des trois Ordres Supérieurs (diaconat, prêtrise et épiscopat), insiste particulièrement sur l’action du Saint-Esprit. (Ce n’est pas le cas dans les Ordres mineurs, ni même dans le sous-diaconat). L’action du Saint-Esprit dans les prêtres nous est rappelée tous les jours par le salut liturgique : Dominus vobiscum. Les laïcs, et même les clercs jusqu’au sous-diaconat inclusivement, n’ont pas le droit d’employer ce salut parce qu’on ne peut répondre qu’aux prêtres et aux diacres : Et cum spiritu tuo, c’est-à-dire avec le Pneuma, le Saint-Esprit, qui t’a été communiqué, d’une manière éminente, dans l’ordination. Ce salut devrait toujours nous inspirer un saint respect pour le sacerdoce consacré. Dans ces jours de Quatre-Temps, prions pour que le Saint-Esprit conserve dans la sainteté ceux qui sont ses instruments privilégiés ; pour que les prêtres remplissent leur tâche, qui est de chasser du monde les « Esprits impurs » et de faire descendre dans les âmes le Saint-Esprit.

Mais l’office de ce jour nous rappelle aussi notre sacerdoce général que le Saint-Esprit a créé en nous. Nous exerçons ce sacerdoce général par la participation active au Saint-Sacrifice que nous offrons réellement, par le fait que nous pouvons être ministres du sacrement de baptême et du sacrement de mariage, par la participation à la sainte liturgie de l’année ecclésiastique et à la prière des Heures de l’Église. Nous l’exerçons, enfin, quand nous devons charge d’âme, soit comme parrains, soit comme parents. Tous les chrétiens, au reste peuvent et doivent exercer l’apostolat laïc. C’est surtout pendant le temps de la Pentecôte que nous devons réfléchir à cette haute charge.

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, vingt-trois mai-jeanne-antide-thouret-vierge-vingt-trois-mai
La Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ».

Sanctoral

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon

Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d’une famille très chrétienne composée de neuf enfants; ses parents exerçaient le métier d’agriculteurs. Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt: Jeanne-Antide sera désormais l’éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l’aumône. Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu’un riche jeune homme l’a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu’elle refuserait la main d’un roi. Après cinq longues années d’attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s’opposent à sa vocation religieuse. Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l’habit des Filles de la Charité et on l’envoie travailler successivement à l’hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l’hospice. La Révolution était déjà amorcée.

Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d’une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse. Aussitôt qu’elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention. Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de : Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-ils un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s’appelleraient « Soeurs de la Charité de Besançon ». Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l’énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l’espace de dix ans. Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice.

Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de  « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ». Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d’une scission entre les communautés de France et celles d’Italie. En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l’Ordinaire du lieu. Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n’y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s’être vue refuser l’entrée de la maison mère de Besançon. Dieu rappela à Lui Sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d’Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape Pie XI déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l’Église l’élevait sur les autels.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l'ordre de Saint Jean, vingt-trois mai
Il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain 

À Villamagna près de Florence en Toscane, l’an 1245, le bienheureux Gérard Mecatti, qui fut membre de l’Ordre de Saint-Jean à Jérusalem, se dépensa pour l’amour du Christ à recevoir les pèlerins et à soulager les malades et après son retour en Italie, il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise. Une fois qu’il tomba malade, il fut soigné par des moniales du couvent de Florence de l’Ordre de Saint-Jean.

Un soir de janvier, quand la religieuse lui demanda s’il voulait quelque chose, il lui répondit avec un sourire : « Oui, j’aimerais manger des cerises ». La religieuse pensa d’abord qu’il délirait, mais comme le Frère Gérard insistait, elle se fit persuadée de sortir. Dans un champ près du couvent, elle aperçut un cerisier plein de beaux fruits rouges et très mûrs, frais comme en juin. C’est pourquoi le Bienheureux Frère Gérard Mecatti est souvent représenté tenant une branche chargée de cerises.

Il mourut vers 1245. Son corps est à Villamagna, où sa mémoire est célébrée chaque année. Au 17ème siècle, son corps était encore bien conservé et dégageait un parfum agréable. Son culte a été confirmé par le pape Grégoire XVI.

Martyrologe

A Langres, en Gaule, la passion de saint Didier évêque. Témoin des maux que l’armée des Vandales faisait souffrir à son peuple, il alla trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir ; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ, et Didier présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins; ainsi frappé par le glaive, il s’en alla vers le Christ. Avec lui souffrirent aussi plusieurs des siens que l’on inhuma près de la même ville.

En Espagne, les saints martyrs Epitace évêque, et Basilée.

Dans le Lyonnais, saint Didier, évêque de Vienne, qui par ordre du roi Thierry fut écrasé sous les pierres et obtint ainsi la couronne du martyre.

En Afrique, les saints martyrs Quintien, Lucius et Julien, qui souffrirent durant la persécution des Vandales, et méritèrent des couronnes éternelles.

En Cappadoce, la commémoraison des saints martyrs, qui, durant la persécution de Maximien Galère, eurent les jambes brisées et moururent de ce supplice; pareillement de ceux qui, à la même époque, en Mésopotamie, furent suspendus les pieds en l’air et la tête en bas, puis étouffés par la fumée et brûlés à petit feu, terminant ainsi leur martyre.

A Synnade, en Phrygie, saint Michel évêque.

Le même jour, saint Mercurial évêque.

A Naples, en Campanie, saint Euphèbe évêque.

A Rome, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre et confesseur, remarquable par sa patience et sa charité dans l’évangélisation des pauvres.

Près de Nursie, les saints Eutyche et Florent moines, dont fait mention le bienheureux pape Grégoire.

L’article Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain est apparu en premier sur medias-presse.info.

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Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain

Jeudi de la Pentecôte – Le Saint-Esprit et le sacrement de l’Ordre.

La Station se faisait aujourd’hui dans le sanctuaire de saint Laurent dont l’âme fut tellement consumée des flammes de l’Esprit d’amour, qu’il ressentait à peine celles qui torturaient son corps. On choisit cette basilique du diacre Laurent pour lire l’Épître où il est question de Philippe, l’un des sept diacres de Rome. Le nom de ce dernier est cité dans les Actes (VI, 5), après celui de S. Etienne dont on garde les reliques dans cette même basilique. « Lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, avait dit Jésus à ses Apôtres, vous serez revêtus de force et vous me rendrez témoignage à Jérusalem, dans toute la Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Et la messe d’aujourd’hui nous montre le diacre Philippe qui, plein de l’Esprit-Saint, prêche le Christ en Samarie et y fait des miracles (Ep.). L’Évangile nous rappelle de même que le Christ, en donnant à ses Apôtres le pouvoir de guérir les malades, leur avait enjoint de prêcher partout le royaume de Dieu. Aussi, « remplis du Saint-Esprit, les Apôtres publièrent les merveilles de Dieu » (Com.) et remplirent le monde entier des effets prodigieux de l’Esprit divin (Intr., Alléluia). Ce que fit l’Église naissante, elle continue à le faire à travers tous les âges en ces fêtes de la Pentecôte, où la lumière du Saint-Esprit éclaire plus spécialement les âmes (Or,). Demandons à Dieu de nous donner le Saint-Esprit, afin que nous ayons le goût du bien et que nous jouissions de ses divines consolations (Or.).

La pensée spécifique du jour se trouve dans la station et dans les deux lectures. L’Église conduit les nouveaux baptisés et les nouveaux confirmés (nous-mêmes) près du patron des catéchumènes : le diacre saint Laurent. C’est pourquoi, dans les deux lectures, la liturgie parle de l’activité des disciples.

La leçon raconte l’œuvre pastorale du diacre Philippe en Samarie. Nous entendons parler de sa prédication, des miracles qu’il opéra : « Les esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques en poussant de grands cris ; beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ». A l’Évangile, nous entendons les instructions que le Seigneur donne aux douze Apôtres pour leur œuvre de mission. On aurait attendu, ici, l’Évangile de l’envoi des 72 disciples ; il est plus facile de comparer ces disciples avec les diacres. Peut-être faut-il voir le point de jonction entre les deux lectures dans le pouvoir donné sur les mauvais Esprits. Jésus donna aux douze Apôtres « pouvoir et puissance sur les mauvais Esprits ». Le Saint-Esprit est directement opposé à ces mauvais Esprits et peut les chasser par l’intermédiaire de ses instruments, les diacres et les prêtres consacrés que leur ordination a faits des « porteurs d’Esprit ». Nous trompons-nous en estimant que la liturgie nous signale aujourd’hui les relations mystérieuses entre le Saint-Esprit et le Sacrement de l’Ordre ? Si les chrétiens reçoivent déjà, par la Confirmation, le sacerdoce général, c’est surtout par le sacrement de l’Ordre que le Saint-Esprit exerce son action.

Quand le Seigneur, au soir de la Résurrection, conféra à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés, il souffla sur eux et dit : « Recevez le Saint-Esprit », c’est-à-dire recevez le pouvoir d’Ordre communiqué par le Saint-Esprit. C’est pourquoi aussi le rituel, dans la collation des trois Ordres Supérieurs (diaconat, prêtrise et épiscopat), insiste particulièrement sur l’action du Saint-Esprit. (Ce n’est pas le cas dans les Ordres mineurs, ni même dans le sous-diaconat). L’action du Saint-Esprit dans les prêtres nous est rappelée tous les jours par le salut liturgique : Dominus vobiscum. Les laïcs, et même les clercs jusqu’au sous-diaconat inclusivement, n’ont pas le droit d’employer ce salut parce qu’on ne peut répondre qu’aux prêtres et aux diacres : Et cum spiritu tuo, c’est-à-dire avec le Pneuma, le Saint-Esprit, qui t’a été communiqué, d’une manière éminente, dans l’ordination. Ce salut devrait toujours nous inspirer un saint respect pour le sacerdoce consacré. Dans ces jours de Quatre-Temps, prions pour que le Saint-Esprit conserve dans la sainteté ceux qui sont ses instruments privilégiés ; pour que les prêtres remplissent leur tâche, qui est de chasser du monde les « Esprits impurs » et de faire descendre dans les âmes le Saint-Esprit.

Mais l’office de ce jour nous rappelle aussi notre sacerdoce général que le Saint-Esprit a créé en nous. Nous exerçons ce sacerdoce général par la participation active au Saint-Sacrifice que nous offrons réellement, par le fait que nous pouvons être ministres du sacrement de baptême et du sacrement de mariage, par la participation à la sainte liturgie de l’année ecclésiastique et à la prière des Heures de l’Église. Nous l’exerçons, enfin, quand nous devons charge d’âme, soit comme parrains, soit comme parents. Tous les chrétiens, au reste peuvent et doivent exercer l’apostolat laïc. C’est surtout pendant le temps de la Pentecôte que nous devons réfléchir à cette haute charge.

Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain
La Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ».

Sanctoral

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon

Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d’une famille très chrétienne composée de neuf enfants; ses parents exerçaient le métier d’agriculteurs. Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt: Jeanne-Antide sera désormais l’éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l’aumône. Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu’un riche jeune homme l’a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu’elle refuserait la main d’un roi. Après cinq longues années d’attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s’opposent à sa vocation religieuse. Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l’habit des Filles de la Charité et on l’envoie travailler successivement à l’hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l’hospice. La Révolution était déjà amorcée.

Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d’une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse. Aussitôt qu’elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention. Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de : Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-ils un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s’appelleraient « Soeurs de la Charité de Besançon ». Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l’énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l’espace de dix ans. Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice.

Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de  « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ». Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d’une scission entre les communautés de France et celles d’Italie. En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l’Ordinaire du lieu. Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n’y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s’être vue refuser l’entrée de la maison mère de Besançon. Dieu rappela à Lui Sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d’Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape Pie XI déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l’Église l’élevait sur les autels.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l'ordre de Saint Jean, vingt-trois mai
Il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain 

À Villamagna près de Florence en Toscane, l’an 1245, le bienheureux Gérard Mecatti, qui fut membre de l’Ordre de Saint-Jean à Jérusalem, se dépensa pour l’amour du Christ à recevoir les pèlerins et à soulager les malades et après son retour en Italie, il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise. Une fois qu’il tomba malade, il fut soigné par des moniales du couvent de Florence de l’Ordre de Saint-Jean.

Un soir de janvier, quand la religieuse lui demanda s’il voulait quelque chose, il lui répondit avec un sourire : « Oui, j’aimerais manger des cerises ». La religieuse pensa d’abord qu’il délirait, mais comme le Frère Gérard insistait, elle se fit persuadée de sortir. Dans un champ près du couvent, elle aperçut un cerisier plein de beaux fruits rouges et très mûrs, frais comme en juin. C’est pourquoi le Bienheureux Frère Gérard Mecatti est souvent représenté tenant une branche chargée de cerises.

Il mourut vers 1245. Son corps est à Villamagna, où sa mémoire est célébrée chaque année. Au 17ème siècle, son corps était encore bien conservé et dégageait un parfum agréable. Son culte a été confirmé par le pape Grégoire XVI.

Martyrologe

A Langres, en Gaule, la passion de saint Didier évêque. Témoin des maux que l’armée des Vandales faisait souffrir à son peuple, il alla trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir ; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ, et Didier présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins; ainsi frappé par le glaive, il s’en alla vers le Christ. Avec lui souffrirent aussi plusieurs des siens que l’on inhuma près de la même ville.

En Espagne, les saints martyrs Epitace évêque, et Basilée.

Dans le Lyonnais, saint Didier, évêque de Vienne, qui par ordre du roi Thierry fut écrasé sous les pierres et obtint ainsi la couronne du martyre.

En Afrique, les saints martyrs Quintien, Lucius et Julien, qui souffrirent durant la persécution des Vandales, et méritèrent des couronnes éternelles.

En Cappadoce, la commémoraison des saints martyrs, qui, durant la persécution de Maximien Galère, eurent les jambes brisées et moururent de ce supplice; pareillement de ceux qui, à la même époque, en Mésopotamie, furent suspendus les pieds en l’air et la tête en bas, puis étouffés par la fumée et brûlés à petit feu, terminant ainsi leur martyre.

A Synnade, en Phrygie, saint Michel évêque.

Le même jour, saint Mercurial évêque.

A Naples, en Campanie, saint Euphèbe évêque.

A Rome, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre et confesseur, remarquable par sa patience et sa charité dans l’évangélisation des pauvres.

Près de Nursie, les saints Eutyche et Florent moines, dont fait mention le bienheureux pape Grégoire.

L’article Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain est apparu en premier sur medias-presse.info.

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Jeudi de la Pentecôte – Le Saint-Esprit et le sacrement de l’Ordre.

La Station se faisait aujourd’hui dans le sanctuaire de saint Laurent dont l’âme fut tellement consumée des flammes de l’Esprit d’amour, qu’il ressentait à peine celles qui torturaient son corps. On choisit cette basilique du diacre Laurent pour lire l’Épître où il est question de Philippe, l’un des sept diacres de Rome. Le nom de ce dernier est cité dans les Actes (VI, 5), après celui de S. Etienne dont on garde les reliques dans cette même basilique. « Lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, avait dit Jésus à ses Apôtres, vous serez revêtus de force et vous me rendrez témoignage à Jérusalem, dans toute la Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Et la messe d’aujourd’hui nous montre le diacre Philippe qui, plein de l’Esprit-Saint, prêche le Christ en Samarie et y fait des miracles (Ep.). L’Évangile nous rappelle de même que le Christ, en donnant à ses Apôtres le pouvoir de guérir les malades, leur avait enjoint de prêcher partout le royaume de Dieu. Aussi, « remplis du Saint-Esprit, les Apôtres publièrent les merveilles de Dieu » (Com.) et remplirent le monde entier des effets prodigieux de l’Esprit divin (Intr., Alléluia). Ce que fit l’Église naissante, elle continue à le faire à travers tous les âges en ces fêtes de la Pentecôte, où la lumière du Saint-Esprit éclaire plus spécialement les âmes (Or,). Demandons à Dieu de nous donner le Saint-Esprit, afin que nous ayons le goût du bien et que nous jouissions de ses divines consolations (Or.).

La pensée spécifique du jour se trouve dans la station et dans les deux lectures. L’Église conduit les nouveaux baptisés et les nouveaux confirmés (nous-mêmes) près du patron des catéchumènes : le diacre saint Laurent. C’est pourquoi, dans les deux lectures, la liturgie parle de l’activité des disciples.

La leçon raconte l’œuvre pastorale du diacre Philippe en Samarie. Nous entendons parler de sa prédication, des miracles qu’il opéra : « Les esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques en poussant de grands cris ; beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris ». A l’Évangile, nous entendons les instructions que le Seigneur donne aux douze Apôtres pour leur œuvre de mission. On aurait attendu, ici, l’Évangile de l’envoi des 72 disciples ; il est plus facile de comparer ces disciples avec les diacres. Peut-être faut-il voir le point de jonction entre les deux lectures dans le pouvoir donné sur les mauvais Esprits. Jésus donna aux douze Apôtres « pouvoir et puissance sur les mauvais Esprits ». Le Saint-Esprit est directement opposé à ces mauvais Esprits et peut les chasser par l’intermédiaire de ses instruments, les diacres et les prêtres consacrés que leur ordination a faits des « porteurs d’Esprit ». Nous trompons-nous en estimant que la liturgie nous signale aujourd’hui les relations mystérieuses entre le Saint-Esprit et le Sacrement de l’Ordre ? Si les chrétiens reçoivent déjà, par la Confirmation, le sacerdoce général, c’est surtout par le sacrement de l’Ordre que le Saint-Esprit exerce son action.

Quand le Seigneur, au soir de la Résurrection, conféra à ses Apôtres le pouvoir de remettre les péchés, il souffla sur eux et dit : « Recevez le Saint-Esprit », c’est-à-dire recevez le pouvoir d’Ordre communiqué par le Saint-Esprit. C’est pourquoi aussi le rituel, dans la collation des trois Ordres Supérieurs (diaconat, prêtrise et épiscopat), insiste particulièrement sur l’action du Saint-Esprit. (Ce n’est pas le cas dans les Ordres mineurs, ni même dans le sous-diaconat). L’action du Saint-Esprit dans les prêtres nous est rappelée tous les jours par le salut liturgique : Dominus vobiscum. Les laïcs, et même les clercs jusqu’au sous-diaconat inclusivement, n’ont pas le droit d’employer ce salut parce qu’on ne peut répondre qu’aux prêtres et aux diacres : Et cum spiritu tuo, c’est-à-dire avec le Pneuma, le Saint-Esprit, qui t’a été communiqué, d’une manière éminente, dans l’ordination. Ce salut devrait toujours nous inspirer un saint respect pour le sacerdoce consacré. Dans ces jours de Quatre-Temps, prions pour que le Saint-Esprit conserve dans la sainteté ceux qui sont ses instruments privilégiés ; pour que les prêtres remplissent leur tâche, qui est de chasser du monde les « Esprits impurs » et de faire descendre dans les âmes le Saint-Esprit.

Mais l’office de ce jour nous rappelle aussi notre sacerdoce général que le Saint-Esprit a créé en nous. Nous exerçons ce sacerdoce général par la participation active au Saint-Sacrifice que nous offrons réellement, par le fait que nous pouvons être ministres du sacrement de baptême et du sacrement de mariage, par la participation à la sainte liturgie de l’année ecclésiastique et à la prière des Heures de l’Église. Nous l’exerçons, enfin, quand nous devons charge d’âme, soit comme parrains, soit comme parents. Tous les chrétiens, au reste peuvent et doivent exercer l’apostolat laïc. C’est surtout pendant le temps de la Pentecôte que nous devons réfléchir à cette haute charge.

Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain
La Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ».

Sanctoral

Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon

Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d’une famille très chrétienne composée de neuf enfants; ses parents exerçaient le métier d’agriculteurs. Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt: Jeanne-Antide sera désormais l’éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l’aumône. Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu’un riche jeune homme l’a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu’elle refuserait la main d’un roi. Après cinq longues années d’attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s’opposent à sa vocation religieuse. Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l’habit des Filles de la Charité et on l’envoie travailler successivement à l’hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l’hospice. La Révolution était déjà amorcée.

Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d’une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse. Aussitôt qu’elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention. Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de : Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-ils un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s’appelleraient « Soeurs de la Charité de Besançon ». Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l’énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l’espace de dix ans. Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice.

Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de  « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul ». Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d’une scission entre les communautés de France et celles d’Italie. En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l’Ordinaire du lieu. Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n’y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s’être vue refuser l’entrée de la maison mère de Besançon. Dieu rappela à Lui Sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d’Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape Pie XI déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l’Église l’élevait sur les autels.

Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain
Il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise.

Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain 

À Villamagna près de Florence en Toscane, l’an 1245, le bienheureux Gérard Mecatti, qui fut membre de l’Ordre de Saint-Jean à Jérusalem, se dépensa pour l’amour du Christ à recevoir les pèlerins et à soulager les malades et après son retour en Italie, il vécut en ermite dans la pénitence et la prière, à l’imitation de saint François d’Assise. Une fois qu’il tomba malade, il fut soigné par des moniales du couvent de Florence de l’Ordre de Saint-Jean.

Un soir de janvier, quand la religieuse lui demanda s’il voulait quelque chose, il lui répondit avec un sourire : « Oui, j’aimerais manger des cerises ». La religieuse pensa d’abord qu’il délirait, mais comme le Frère Gérard insistait, elle se fit persuadée de sortir. Dans un champ près du couvent, elle aperçut un cerisier plein de beaux fruits rouges et très mûrs, frais comme en juin. C’est pourquoi le Bienheureux Frère Gérard Mecatti est souvent représenté tenant une branche chargée de cerises.

Il mourut vers 1245. Son corps est à Villamagna, où sa mémoire est célébrée chaque année. Au 17ème siècle, son corps était encore bien conservé et dégageait un parfum agréable. Son culte a été confirmé par le pape Grégoire XVI.

Martyrologe

A Langres, en Gaule, la passion de saint Didier évêque. Témoin des maux que l’armée des Vandales faisait souffrir à son peuple, il alla trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir ; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ, et Didier présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins; ainsi frappé par le glaive, il s’en alla vers le Christ. Avec lui souffrirent aussi plusieurs des siens que l’on inhuma près de la même ville.

En Espagne, les saints martyrs Epitace évêque, et Basilée.

Dans le Lyonnais, saint Didier, évêque de Vienne, qui par ordre du roi Thierry fut écrasé sous les pierres et obtint ainsi la couronne du martyre.

En Afrique, les saints martyrs Quintien, Lucius et Julien, qui souffrirent durant la persécution des Vandales, et méritèrent des couronnes éternelles.

En Cappadoce, la commémoraison des saints martyrs, qui, durant la persécution de Maximien Galère, eurent les jambes brisées et moururent de ce supplice; pareillement de ceux qui, à la même époque, en Mésopotamie, furent suspendus les pieds en l’air et la tête en bas, puis étouffés par la fumée et brûlés à petit feu, terminant ainsi leur martyre.

A Synnade, en Phrygie, saint Michel évêque.

Le même jour, saint Mercurial évêque.

A Naples, en Campanie, saint Euphèbe évêque.

A Rome, saint Jean-Baptiste de Rossi, prêtre et confesseur, remarquable par sa patience et sa charité dans l’évangélisation des pauvres.

Près de Nursie, les saints Eutyche et Florent moines, dont fait mention le bienheureux pape Grégoire.

L’article Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain est apparu en premier sur medias-presse.info.

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Jeudi de la Pentecôte – Le Saint-Esprit et le sacrement de l’Ordre. La Station se faisait aujourd’hui dans le sanctuaire de saint Laurent dont l’âme fut tellement consumée des flammes de l’Esprit d’amour, qu’il ressentait à peine celles qui torturaient[Lire plus...]

L’article Jeudi 23 mai – Jeudi de la Pentecôte – Sainte Jeanne-Antide Thouret, Vierge, fondatrice des Sœurs de la Charité de Besançon – Bienheureux Gérard de Villamagna, Ermite, Frère de l’ordre de Saint Jean, Tertiaire Franciscain est apparu en premier sur medias-presse.info.

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