Guerre dans le Haut-Karabagh arménien, recul de la civilisation chrétienne, extension du cali-fat musulman

Terre arménienne depuis toujours, passée sous contrôle de l’Azerbaïdjan mahométan en 1923 par la volonté du tyran communiste Staline, terrible ennemi du christianisme, le Haut- Karabakh avait pu revenir aux Arméniens et à sa civilisation chrétienne d’origine après la chute de l’Union Soviétique et ce malgré l’opposition des Azéris musulmans.  

Les Arméniens, sans secours européens, ont essayé pendant sept semaines de faire face à l’agression de l’Azerbaïdjan, soutenu par la puissance turque d’Erdogan et l’Etat d’Israël. Un accord de paix signé le 9 novembre entre Erevan et Bakou sous l’égide de Moscou a mis fin à la guerre.

Si les trois quarts des territoires sous contrôle arménien du Haut-Karabagh passent sous domination de l’Azerbaïdjan, cet accord de paix permet de stopper l’avancée de l’armée azerbaïdjanaise vers l’Arménie et prévoit que des forces russes de maintien de la paix soient déployées dans la zone de conflit pour s’assurer du maintien de la trêve. Les autorités du Haut-Karabagh ont assuré pareillement que la route de Kelbadjar, aujourd’hui unique voie reliant l’enclave à l’Arménie, restera sous leur contrôle avec l’aide des soldats russes qui y patrouillent. Moscou devrait assurer pendant cinq ans une mission de maintien de la paix et ainsi empêcher l’Azerbaïdjan de relancer la guerre afin de conquérir toute l’enclave arménienne.

Le 14 novembre dernier, des scènes de désolation avaient lieu dans le cœur du Haut-Karabagh. Plutôt que de laisser quoi que ce soit aux conquérants musulmans, azéris et turcs, les Arméniens de cette enclave montagneuse ont décidé de mettre le feu à leur maison. Et ainsi brûle le village de Charektar ! « C’est le dernier jour, demain les soldats azerbaïdjanais seront là», déclare auprès de l’AFP, la gorge serrée, un de ses propriétaires. « C’est ma maison, je ne peux pas la laisser aux Turcs », comme les Arméniens appellent souvent les Azerbaïdjanais.  Toute l’habitation a été vidée.

« Tout le monde brûle sa maison aujourd’hui […] On nous a donné jusqu’à minuit pour partir», lâche-t-il avant de remonter dans sa Jeep, sans un regard derrière lui, et d’insulter : « Tous des traîtres, tous des enc****. » Depuis le cœur du Haut-Karabagh, le village de Charektar marque l’entrée de la région de Kelbadjar, une étroite vallée qui serpente le long de la rivière Tartar, au pied de hautes montagnes et de falaises à pic. Cette région fait partie du « glacis protecteur » formé par les forces arméniennes autour du Haut-Karabagh à proprement parler, dont une portion doit revenir à l’Azerbaïdjan selon les termes de l’accord de paix.

L’Arménie a reconnu le 14 novembre avoir perdu plus de 2 300 soldats dans le conflit. « A l’heure actuelle, les corps de 2 317 militaires tués, parmi lesquels des corps non identifiés, ont été pris en charge par le service d’examen médico-légal », a fait savoir sur Facebook la porte-parole du ministère arménien de la Santé, Alina Nikoghosian.

L’Azerbaïdjan, pour sa part, ne communique pas ses pertes militaires, rapportant simplement 93 civils tués par les bombardements arméniens. Le président russe Vladimir Poutine, qui fait office d’arbitre dans la région, avait affirmé le 13 novembre que les combats avaient fait plus de 4 000 victimes et 8 000 blessés, ainsi que des dizaines de milliers de réfugiés.

Dans le monastère de Dadivank, les dernières cérémonies ont lieu avant la prise de contrôle de l’Azerbaïdjan. Les pèlerins affluent pour demander à Dieu que le monastère, l’un des plus précieux de l’Eglise apostolique arménienne au Haut-Karabakh, ne tombe pas aux mains de leurs ennemis victorieux. Ces pèlerins ne savent pas s’ils reviendront un jour. Beaucoup pleurent. Les autorités quant à elles espèrent sauver les œuvres chrétiennes du monastère en les emmenant ailleurs.

L’Arménie s’est dite en effet inquiète mercredi 11 novembre pour le patrimoine historique, religieux et culturel au Haut-Karabakh, après cet accord de cessez-le-feu consacrant la victoire de l’Azerbaïdjan et lui cédant une partie de l’enclave, signé le lundi 10 novembre dernier. Inquiétude justifiée puisque, malgré le fait que le droit international qualifie un tel acte de crime de guerre, la cathédrale de Chouchi a été visée par des bombardements azéris durant les semaines de combats.

« Nous sommes actuellement dans l’incertitude quant au sort du patrimoine culturel de l’Artsakh » (nom arménien du Karabakh), a déclaré à l’AFP Nariné Toukhinian. « Rien n’est dit à ce sujet dans l’accord de paix. Mais nous savons bien que nous avons affaire à ceux qui détestent tout ce qui est arménien, a souligné la vice-ministre arménienne de l’Éducation, de la Science et de la Culture. Nous sommes extrêmement préoccupés car on a déjà vu la profanation et la destruction des khachkars (des croix traditionnelles arméniennes en pierre ornementées) par les Azéris. Pour protéger nos monuments historiques et culturels, il faut que nous y vivions. ». « Des prêtres arméniens resteront où restera la population arménienne. Mais il est peu probable que nos ecclésiastiques pourront rester dans les territoires cédés à l’Azerbaïdjan », a-t-elle ajouté.

Après les Serbes et le Kosovo, l’Union Européenne abandonne à nouveau d’autres chrétiens, les Arméniens. « Ainsi s’éteint la civilisation Chrétienne, tandis que s’étend le califat musulman » peut-on lire dans un tweet dédié à la guerre dans le Haut-Karabagh arménien.

Les bien-pensants européens sont véritablement les fossoyeurs de la civilisation chrétienne au profit de l’islam conquérant. 

Francesca de Villasmundo

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