La novlangue du pape François : « ne dîtes plus migrants mais personne migrante »

S’il est une personnalité médiatique qui use et abuse de la novlangue, c’est bien le pape François. Que ce soit dans le domaine religieux ou politique, sociétal ou écologique, El papa argentin, qui ne manie guère bien les langues étrangères, maîtrise largement la novlangue, moyen subversif d’imposer le politiquement et religieusement correct aux esprits, le principe de la novlangue étant d’empêcher les gens de réfléchir afin qu’ils ne réagissent plus que par l’affect, de les rendre plus manipulables et soumis à la pensée unique, dans ce cas à l’immigrophilie bergoglienne.

Lors de l’audience générale d’aujourd’hui, centrée sur son voyage au Maroc qui s’est à peine conclu, il a inventé une nouvelle expression pour désigner les « migrants », mot qui pourtant déjà en soi-même dérive de la novlangue. Mais il encore trop parlant, trop réaliste, pour le pontife actuel qui s’est lancé dans un cours de grammaire immigrationniste :

« Migrant est un adjectif, personne est un substantif, a observé Jorge Maria Bergoglio. Nous sommes tombés dans la culture de l’adjectif et nous oublions trop souvent les substantifs, la substance. L’adjectif doit être attaché à un substantif, ‘personne migrante’, ainsi c’est respectueux. »

« La culture de l’adjectif est trop liquide, trop gazeuse » a-t-il ajouté.

Ainsi, les autorités mondialistes après avoir éliminé des discours officiels, des articles de journaux, des informations et des manuels scolaires, et autres supports institutionnels nationaux ou mondiaux, le mot « clandestin », le terme le plus réel, le plus vrai, pour qualifier les étrangers qui viennent clandestinement dans un autre pays, après les avoir titularisés comme « réfugiés » ou « migrants », mots plus sentimentaux, abstraits et surtout coupés de la réalité clandestine, voici « la personne migrante » imaginée par le pape François. De la sorte, l’illégalité de la situation des clandestins est relégué définitivement aux oubliettes, mais pareillement la notion d’invasion migratoire constituée par ces énormes flux de « migrants » débarquant sur les côtes européennes est occultée. Grâce à ce nouveau concept de « personne migrante » dominera dans les esprits l’impression d’individus épars par-ci, par-là, bougeant au gré du vent… la déformation de la réalité migratoire sera ainsi à son comble !

Francesca de Villasmundo

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