La relique de la cathédrale de Valence en Espagne : le Saint Calice de la Cène du Seigneur

Le Saint Calice a toujours été vénéré comme une

véritable et précieuse relique de la Passion de Jésus-Christ.

Les études archéologiques (1), les documents écrits, le témoignage de la tradition, les dernières découvertes relatives  à   l’inscription   sur  le socle et sur le dessin, les données comparatives avec d’autres  coupes  similaires dans le monde, les références de la Liturgie primitive, les différentes  études  à  partir des diverses disciplines scientifiques, et même les légendes du Graal confirment que le Saint Calice de Valence a été effectivement entre les mains de Jésus-Christ à la Dernière Cène ; et qu’il a contenu le précieux Sang du Rédempteur. Au contraire, aucune donnée ne s’oppose à cette conviction.

Dans  le  Saint  Calice  se  dégage  l’inouïe  beauté,  la forme parfaite et la richesse de l’ensemble, et cela permet au visiteur de se poser la question de savoir, s’il est vraiment devant « l’Illustre Calice » du Seigneur.

La relique sacrée  est la partie supérieure :  une coupe en forme de bol, finement  sculptée et polie, qui présente des veines de tons chaleureux lorsqu’elle reflète la lumière. Il s’agit d’une variante de l’agate sardonyx qui provient de la   ë zone entre Alexandrie et la Syrie. Sans aucun doute, c ‘est   E une pièce palestinienne réalisée au 1er siècle avant Jésus-Christ. Il s’agit d’une « coupe de bénédiction » juive pour la Cène  rituelle de la Pâque  dans  la tradition  hébraïque,  la  pièce la plus importante du trousseau d’une famille juive.

Cette  coupe,  bien connue  des  participants  de  la Dernière Cène, est celle que le Seigneur a utilisée ; Saint Pierre et les premiers Papes (Jusqu’à Saint Sixte Il) ont continué à l’utiliser pour célébrer  l’Eucharistie, comme le certifie l’ancien Canon romain  de la Messe,  traduit en latin du texte  antérieur en grec: «Il prit (le Seigneur)  ce même Calice glorieux dans ses saintes et vénérables mains» (accipiens et hunc praeclarum Calicem), Canon (prière) qui était à l’origine réservé à I ‘Évêque de Rome, et qui est le seul à utiliser l’ex­ pression «ce même» (et hune) pour désigner le Calice du Seigneur, avec lequel les premiers papes célébraient.

Pendant la persécution de Valérien (an 258) le diacre saint Laurent l’envoya à Huesca. Pendant l’invasion musulmane, il a été caché en différents lieux dans les Pyrénées jusqu’à ce qu’il soit transféré au monastère de Saint Jean de la Pena.

Au XIe siècle, pour sa protection, la coupe sacrée est complétée par le riche reliquaire : la base (une coupe inversée, avec une inscription mystérieuse) et la jonction (avec les anses, les perles et les pierres précieuses), mais la délicate coupe est restée simple, sans fioritures, telle qu’elle était au premier siècle.

En 1399, le Saint Calice a été transféré au Reliquaire de la Couronne d’Aragon.

Le Roi Alphonse « le Grand » (le Magnanime) l’a déplacé dans son palais de Valence et l’a finalement livré à cette Cathédrale (en 1437), où il est vénéré depuis lors. Il a quitté la Cathédrale à très peu d ‘occasions (pour le sauver des guerres  et des persécutions, et lors des visites d’actions de grâces aux endroits où il a été sauvé à ces occasions). Les Papes Saint Jean Paul Il (1982) et Benoît (2006) l’ont utilisé pour la célébration de l ‘Eucharistie  à  Valence, comme  Jésus  à  la  Dernière  Cène  et comme les Papes jusqu’au Ille siècle.

Le Saint Calice a toujours été vénéré comme une véritable et précieuse relique de la Passion de Jésus-Christ. Il a une très grande valeur archéologique, historique, artistique et culturelle, mais sa plus grande valeur est dans le fait que c’est la coupe que Jésus a vue et a prise dans ses mains, et dans  laquelle  il  a consacré  son très  précieux Sang.  C’est  le  témoignage  de  l’Eucharistie, qui  nous donne la vie éternelle.

Fabien Laurent

(1) C’est une belle “coupe alexandrine” que les archéologues considèrent comme d’origine orientale et des années 100 à 50 avant JC. C’est la conclusion de l’étude menée par le professeur D. Antonio Beltrán et publiée en 1960 (“Le Saint Calice de la Cathédrale de Valence”), jamais réfutée,

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