Renouvellement du scandale d’Assise pour le 30e anniversaire de la première rencontre interreligieuse

Les années passent, se suivent et se ressemblent dans le monde conciliaire. L’esprit mortifère de Vatican II se propage toujours, inhibe les consciences, tue la foi catholique, met en place une nouvelle religion avec l’aide des hiérarques ecclésiastiques, sous le regard apathique et résigné du troupeau abandonné.

Pour le 30e anniversaire du scandale de la première réunion interreligieuse organisée en 1986 à Assise par Jean-Paul II, une nouvelle et grandiose rencontre est prévue en commémoration, du 18 au 20 septembre prochains.

Au nom d’une paix mondiale bâtie sur l’idéologie multi-confessionnelle, de nombreux leaders religieux, un groupes de réfugiés et plus de 500 hôtes choisis parmi les bien-pensants de la planète, dont des hommes politiques, des prix Nobel pour la Paix, des intellectuels super-conformes à la pensée unique, ainsi que plus de 12 000 « pèlerins », entoureront le pape François, véritable homme lige du politiquent et religieusement correct, des lobbies maçonniques, écologiques et mondialistes.

« Soif de paix. Religions et cultures en dialogue » tel est le thème de cette manifestation œcuménique mondialement médiatisée qui débutera dimanche 18 septembre au Théâtre Lyrik, en présence du président italien Sergio Mattarella, ami des maçons italiens si ce n’est maçon lui-même. Prendront la parole, entre autres personnalités de poids, pour distiller leurs discours fétichistes humanistes et anthropocentriques, le sulfureux sociologue juif polonais, Zygmunt Bauman, ancien commissaire politique comuniste, le président de l’assemblée nationale de la République Sud-africaine, Baleka Mbete, membre de l’ANC, mouvement marxiste cautionnant le terrorisme anti-blanc. Que de belles figures politiques représentatives de la paix et de la fraternité à la mode marxiste-révolutionnaire !

S’exprimeront également, réunion religieuse oblige, le patriarche orthodoxe de Constantinople Bartolomé Ier, grand ami du pape François, monseigneur Dominique Lebrun, l’archevêque de Rouen, qui avec l’égorgement du père Hamel, se retrouve propulser dans la cour des grands décideurs mondiaux, l’évêque italien Domenico Pompili, dont le diocèse italien vient d’être sinistré par le tremblement de terre récent. Ces premières retrouvailles se concluront avec la « bonne parole », qui n’a rien d’évangélique, prodiguée au monde par le rabbin israélien Avraham Steinberg, le conseiller politique du Grand Mufti du Liban, Mohammad Sammak et le président du bouddhisme Risso Kosei-kai japonais, Nichiko Niwano. Les vannes du relativisme et de l’indifférentisme religieux, au nom d’une fausse paix humaine et naturaliste qui nie la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur le monde, seul facteur d’ordre et de réconciliation, sont grandes ouvertes à Assise dès la première journée ! Pour le plus grand scandale des fidèles catholiques.

Scandale qui dégorge de tout côté ! Durant ces journées d’apostasie collective et globale, les diverses « communautés de foi » auront des moments de prières, « chacune dans un lieu distinct », s’empressent de rappeler les organisateurs. Pour rassurer peut-être les quelques âmes pas encore totalement perverties par ces doctrines interreligieuses impies ? « Il ne s’agit pas de faire une salade d’expériences religieuses », a précisé Mgr Sorrentino, excluant la possibilité « d’un syncrétisme fondé sur le relativisme. » Quelle tromperie manifeste en ces paroles ! Parce que toute cette réunion n’est peut-être pas le symbole premier du relativisme érigé en suprême doctrine religieuse pour fabriquer la paix mondiale ?

Pendant ces quelques jours, différentes autres personnalités, communiant à la même pensée unique agréable au monde, interviendront sur différents thèmes religieux, politiques, sociaux, en lien avec la recherche de la fraternité mondiale. Des cardinaux tels Walter Kasper, Philippe Barbarin, des évêques, des autorités du monde protestant comme le président du Conseil œcuménique des Églises Olav Fykse Tveit, encore des rabbins, -ne sont-ils pas « nos pères aînés dans la foi » selon la doxa conciliaire-, de l’israélien Yisrael Meir Lau à l’argentin, autre grand ami du pape Bergoglio, Abraham Skorka, au romain Riccardo Di Segni, des huiles du monde musulman, des bonzes et autres célébrités des diverses confessions religieuses. Bien sûr des journalistes, des entrepreneurs, des intellectuels à l’aura mondiale, des parlementaires, des hommes politiques de différents pays, seront présents et s’exprimeront. Sans dérapages incorrects !

Et le mardi 20 septembre, cette rencontre inter-religieuse qui démontre, par les participants invités, qu’elle a vocation à déterminer une ligne mondiale tout autant politique que religieuse, se terminera par une « cérémonie » mondialiste en présence du pape. Mondialiste est bien le mot qui résume le mieux le but de cet événement politico-religieux. Précédée par une prière commune et une procession pour la paix, elle sera rythmée, en la place inférieure Saint François sous la basilique d’Assise, par le salut des divers leader religieux, le discours du pontife romain, un moment de silence en mémoire des victimes des guerres et du terrorisme, la signature d’un appel pour la paix, l’illumination de chandeliers et l’échange final d’un signe de paix.

30 après la premier scandale d’Assise, bien du chemin pour créer une religion mondiale accouplée avec un gouvernement mondial a été parcouru par l’Église conciliaire. « L’auto-démolition de l’Église » se poursuit, à une vitesse vertigineuse, avec François. Il a pris le même train que ces prédécesseurs conciliaires. La foi catholique continue d’être détruite, depuis 50 ans, de l’intérieur par le modernisme et le libéralisme qui règnent en maître absolu à Rome.

Plus que jamais les paroles de Mgr Lefebvre prononcées en 1986 pour condamner l’œcuménisme du premier Assise sont d’actualité et conviennent au pape et à la situation actuelle :

« Je ne vois qu’un type d’œcuménisme : celui promu par le Concile, qui souligne le respect et la collaboration avec les fausses religions, mises sur le même pied. C’est une conception nouvelle, en contradiction avec la Tradition, qui a été ainsi imposée. A la place de l’Église « missionnaire » apparaît la nouvelle Église « œcuménique ». La réunion d’Assise consacre cette nouvelle Église, et cela est énorme, scandaleux.(…) Non, c’est un scandale, un blasphème public… Si le salut est possible même sans la conversion au Christ dans l’Église, et en continuant d’adorer ses faux dieux, quel sens a encore la mission ? Toutes les religions sont donc égales, bonnes… Si ce pape avait vécu au temps des persécutions romaines des premiers siècles, peut-être le christianisme aurait-il trouvé une place respectable au Panthéon des religions. »

Et continue-t-il plus loin, pour donner courage aux fidèles de l’Église catholique, attachés à la Tradition immuable et blessés par les scandales répétés de la hiérarchie conciliaire, ces mots qu’il est bon de méditer en ces temps de trouble et de crise sans précédent dans l’histoire de l’Église :

« On ne peut considérer comme hors de l’Église que ceux qui n’ont pas la foi, car la raison fondamentale de l’unité, dans l’Église catholique, c’est la foi. Ceux qui provoquent le schisme, ce sont ceux qui changent la foi. Je suis certain d’appartenir à l’Église catholique de toujours, l’Église éternelle…

– Dans votre optique, le Pape serait donc schismatique ?

Mgr Lefebvre – Oui… peut-être… plus ou moins. Mais la réunion d’Assise constitue un fait gravissime. Et, si le Pape, dont la fonction est de confirmer la foi, n’accomplit plus son devoir, que faire ? La situation atteint son plus haut degré de gravité. Je ne vois pas de précédents analogues dans l’histoire de l’Église. Au XIVe siècle, un pape, Jean XXII, fut condamné et déposé par un Concile spécial parce que sur un point il ne fut pas trouvé conforme à la doctrine catholique. Aujourd’hui, c’est encore pis : ce n’est pas un seul article, mais tout un contexte qui n’est plus catholique. »

Francesca de Villasmundo

 

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